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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 13:13
3 Questions à Robert RAIOLA, VP Marketing MEGA International3 Questions à Robert RAIOLA, VP Marketing MEGA International

Petit debriefing avec Robert RAIOLA, VP Marketing de MEGA International 

 

CB : En avril dernier, MEGA International a tenu sa réunion annuelle, baptisée SKO 2015, dans un château des Yvelines. Jusqu’à présent, cet événement était géré en interne. Pour quelle raison avez-vous eu recours à un prestataire extérieur cette année ?

RR : Ce n’est pas la première fois que nous faisons appel à un prestataire extérieur pour nous aider à organiser cet évènement. C’est pour nous un énorme effort en matière de création de contenu, de mobilisation des équipes internes et de logistique, c’est la raison pour laquelle nous faisons appel à un prestataire pour soulager notre équipe principalement sur les aspects logistiques qui jouent un rôle crucial dans la réussite de ce type d’évènement. Nous pourrions également faire appel à un partenaire pour nous aider sur le plan de l’animation ou de la création d’un thème, mais les limites budgétaires ne nous l’ont pas permis à ce jour.

 

CB : Etes-vous sensible à la démarche de COVOS BAXON et de sa marque corporate « L’ENTREPRISE EN MOUVEMENT » qui entendent, sous ce label, servir d’au plus près les besoins des Entreprises de taille intermédiaire (ETI) auxquelles MEGA appartient ?

RR : La collaboration avec COVOS BAXON s’est très bien passée, vous avez compris nos attentes et avez su y répondre de façon pertinente. Nous avons été satisfaits de l’accompagnement tout au long du projet.

 

CB : Les équipes de MEGA International comprennent aujourd’hui, et fort logiquement, un grand nombre de nationalités et donc une grande variété de sensibilités. Quel a été leur ressenti à l’issue de cette dernière opération ?

RR  : Les équipes MEGA venant de l’international ont été ravies par l’évènement et par la qualité des prestations l’ayant entouré cette année. Tous les feed backs ont été positifs.

 

 

Covos Baxon, partenaire de L’ENTREPRISE EN MOUVEMENT- 214, allée du Forum – 92100 Boulogne-Billancourt – 01 55 20 23 83.

"Un partenariat pragmatique et innovant" : Lucio RISI, CEO MEGA International

 

"La démarche de COVOS BAXON, sous l’enseigne corporate « L’ENTREPRISE EN MOUVEMENT », visant à cibler le service des entreprises de croissance et de taille intermédiaire me semble particulièrement opportune. Elle intervient à un

 moment où les pouvoirs publics et les institutions  financières  paraissent avoir compris l’urgence et l’importance de favoriser  un tissu économique pourvoyeur d’emplois et seul  capable d’inverser durablement la courbe de notre balance  commerciale.

 Ces entreprises doivent se concentrer sur leur métier et s’en  remettre, pour la satisfaction de leurs besoins immédiats en  terme de logistique et d’organisation de leurs événements tant internes qu’extérieurs à des fournisseurs et des professionnels qui sauront calibrer leurs interventions à ces mêmes besoins.

Une condition toutefois : la valeur ajoutée de ces facility managers doit s’inscrire dans les logiques d’achats de leurs clients à la faveur d’un partenariat pragmatique et innovant." 

 

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 12:40
EXPOSITION UNIVERSELLE 2025

 

Le Club du 5, rue Frédéric Bastiat * se dispose à accueillir le Mercredi 11 Février 2015, à 19h00, Monsieur Ghislain GOMART, Directeur Général de EXPOFRANCE 2025 qui interviendra sur le thème « Exposition Universelle de 2025, un enjeu de renouveau ».

Cette réunion, suivie d’un cocktail aura lieu à la Maison de l’Epargne, 20 rue Cujas, 75005 Paris( Métro Cluny ou RER Luxembourg – Parking Soufflot-Panthéon).

 

Pour tous renseignements sur l’inscription à cette conférence (participation 45 €)

CONTACT : contact@clubfredericbastiat.fr

 

*Le Club du 5, rue Frédéric BASTIAT a été créé en 1993, sous la forme d’une Association Loi de 1901, et rassemble des Avocats, des Notaires, des Gestionnaires de Patrimoine, des Juristes, des Fiscalistes, des Journalistes, des Investisseurs, des Banquiers, des Assureurs et des Dirigeants d’Entreprises. Le Club du 5, rue Frédéric BASTIAT est un Club économique ouvert aux idées novatrices. Son objet est la recherche économique et sociale et l’innovation, destinées à satisfaire les besoins économiques prioritaires de la population, optimiser les conditions d’activité des entreprises ainsi que la promotion de la pensée de Frédéric BASTIAT.www.clubfredericbastiat.fr

 

Didier TURCAN

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 12:30
POUR QUE VOS ÉVÉNEMENTS VOUS RESSEMBLENT
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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 14:45
CREIEM EN ROSES

La Costa Brava avait alors, et depuis longtemps, la réputation d'être une destination ordinaire et bon marché. Un lieu de villégiature pour les touristes espagnols, français, néerlandais ou allemands ne concevant les vacances qu'en juillet ou en août et en famille. Des familles soucieuses de s’imprégner du folklore local mais dévorant  une paella douteuse dans le premier restaurant venu. Et qui raffolaient de ces vilaines cartes postales aux couleurs  criardes et cent fois retouchées.

Le 15 août était prétexte à se lancer sans retenue dans une sardane gentiment massacrée sur la place principale, à l’entrée de la ville. Sur la plage, des groupes d’ados improvisaient d’indécentes scènes de corrida. Toute une époque.

Rosas – ou Roses pour les autochtones – dans la baie éponyme, s’apprêtait pourtant à connaître le destin des stations balnéaires les plus en vue de la Méditerranée.

Une première impulsion vînt de cette décision des responsables de la société organisatrice d’en faire une ville-étape du Tour de France à la voile. De ville étrangère invitée à l’origine, elle devînt très vite une escale incontournable, plébiscitée par l’ensemble des régatiers. Malgré les vingt heures de route depuis la baie de Roscoff, les équipages goûtaient particulièrement  le soleil de juillet de l’Alt Empordà. Et c’est au milieu d’une foule enthousiaste et curieuse que les M34 étaient grutés, remis à l’eau et rematés pour la seconde partie de l’épreuve. Acte un.

L’inattendu succès rencontré par le théatre-palais des congrès de Rosas surprît ses concepteurs eux-mêmes. Si les entreprises catalanes et midi-pyrénéennes alimentèrent régulièrement le lieu en conventions, réunions et colloques en tous genres dès les premiers mois de son ouverture, elles furent très vite supplantées par des firmes madrilènes et parisiennes dotées d’une incomparable force de frappe. L’offre hôtelière midscale environnante  correspondait  en outre parfaitement  aux exigences financières de ces plus lointains donneurs d’ordre. La venue de quelques artistes renommés  et  sans frontières  acheva d’inscrire la ville dans le circuit de l’entertainment international et de ses tournées prestigieuses.

Probablement anecdotique, quoique. Les raisons demeurent méconnues qui décidèrent ce célèbre cinéaste américain d’acquérir une superbe villa sur les Hauts de Rosas, là sans doute, où la vue sur la baie est la plus belle. Cette arrivée fut bien entendu médiatiquement relayée par la presse people qui braqua dès lors ses objectifs sur ce cap escarpé dont l’image fit bien vite le tour du monde. L’inévitable cortège de célébrités qui s’annonçait faisait naître l’espoir de futurs,  croustillants et très vendeurs potins mondains. A découvrir et consommer en lecture-transat.

Les rois de la nuit s’intéressèrent alors assez naturellement à cette petite ville qui coulait jusque là une vie paisible. Et l’ouverture de  la première boîte de nuit à ciel ouvert draina les fêtards venus d’Andorre, de Perpignan, de Gérone, de Figueras, de Cadaqués et même de Barcelone. D’autres viendraient, nombreux,  dans leur sillage. Entre Saint-Tropez, tombé en désuétude et Ibiza dont les excès amusaient de moins en moins de monde, une place était à prendre, qui fut prise par une destination dont peu de spécialistes avait prévu l’arrivée sur la scène de la fête. Bona nit a tots.

Ce fut un, puis ce furent deux puis trois navires de croisières multi-ponts qui firent un matin leur apparition dans la baie de Rosas. En muets observateurs, ils repérèrent les lieux, le temps d’un déjeuner. Bientôt, ils feraient escale. La baie s’inscrirait désormais  dans les carnets de bord des compagnies maritimes agréées.

Enfin, il  y eut cette initiative du pape de la désormais très contestée cuisine moléculaire qui fit venir dix ans durant le monde entier dans son restaurant de Cala Montjoi, à présent fermé. Malgré de fortes résistances locales et plusieurs années de procédures, la Fondation El Bulli  avait pu voir le jour un mois de juin dans cette crique du Cap de Creus. Le projet avait pour ambition de devenir le rendez-vous de tous les amoureux et des professionnels de la gastronomie d’avant-garde et de constituer une pépinière de nouveaux talents. L’ex- meilleur restaurant du monde, plusieurs fois consacré, deviendrait un musée et un laboratoire d’innovation culinaire. Quelques mois seulement après le lancement de la Fondation, le premier Forum gastronomique de Catalogne se tint dans les murs du palais des congrès pendant trois jours. Le succès fut considérable – on refusa du monde- qui accrût encore la notoriété de la localité. L’événement se tiendrait tous les deux ans.

Que manquerait-il encore à  Rosas pour entrer  dans la cour des grandes de Méditerranée ? Un rien de prestige sans doute, que le temps lui procurerait. Un peu de folie, un Ange bleu, un défraiement de chronique, tout cela viendrait, question de patience. En attendant, Rosas aurait à gérer la cohabitation de populations disparates et s’en accommoderait aisément. Elle userait  pour cela d’une recette à la sauce catalane depuis bien longtemps éprouvée : une revendication identitaire forte certes  mais ouverte sur le monde et favorable à la mixité des genres. Un maître-atout pour la suite de l’histoire.

 

Didier TURCAN

Rosas et la région de l’Alt Empordà, élues au titre des parcours, destinations meetings et incentives de Covos Baxon. Conception, devis, organisation, accompagnement : Anne LE CALVE – Roch GUILABERT – Tel : 01 55 20 23 83. COVOS BAXON, partenaire de L’ENTREPRISE EN MOUVEMENT.

 

CREIEM EN ROSES
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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 10:58
POUR QUE VOS ÉVÉNEMENTS VOUS RESSEMBLENT
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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 12:12
TOURISME SPATIAL > BOARDING PASS TO MARS

 

BOARDING PASS = ENVOLEZ-VOUS POUR MARS ET SORTEZ VOS CARTES D'EMBARQUEMENT ...

http://mars.nasa.gov/participate/send-your-name/orion-first-flight/

 

 

TOURISME SPATIAL pour un Nouvel Incentive de Covos Baxon - Conception et organisation : Anne LE CALVE - Roch GUILABERT Tél : 01 55 20 23 83 - Covos Baxon partenaire de L'INSTITUT EUROPEEN DU TOURISME SPATIAL.

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 16:31

SANTE A COEUR DE LA CITE FORMATION

Interview Macarena NUNO - IPEMED

 

 

IPEMED, Institut de prospective économique du monde méditerranéen, promeut, depuis 2007, une plus grande intégration économique dans la région méditerranéenne. Pour ce faire, il travaille sur des sujets clés pour la région (eau, investissement, énergie, TIC, agriculture) qui sont  autantde leviers potentiels d’intégration.

 

Depuis 2011, IPEMED s’intéresse plus particulièrement à la santé. L’objectif de la réflexion de l’IPEMED dans ce domaine est double :

Proposer des pistes de travail et des recommandations utiles pour les gouvernements qui souhaiteraient s’engager dans un processus de réforme,

Et, en même temps, encourager une plus grande coopération entre les pays du Sud mais aussi des coopérations Nord-Sud.

Un moyen de faire cela est à travers la mise en place d’un « Dialogue 5+5 » consacré à la santé. Pour y parvenir, IPEMED a mise en place deux initiatives : encourager la création d’un groupe de travail technique sur la santé en Méditerranée occidentale et une démarche de lobbying auprès des ministres de la Santé et des Affaires étrangères des dix pays concernés. IPEMED a pu compter sur le soutien actif du ministère de la Santé marocain qui a très vite saisit l’intérêt de la démarche. Ceci est très important car le Maroc détient la coprésidence du « Dialogue 5+5 » ensemble avec le Portugal. La France prendra le relais du Portugal en janvier 2015.

Pour ceux qui ne le savent pas, le « Dialogue 5+5 » est un forum sous-régional informel de discussion qui a été crée en 1990 entre cinq pays de la rive nord de la Méditerranée (Portugal, Espagne, France, Italie, Malte) et cinq pays du sud (Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie et Libye). L’objectif principal est de faciliter le dialogue politique et d’encourager des coopérations concrètes.  Les réunions des ministres des Affaires étrangères fixent les orientations générales et, ensuite, les réunions ministérielles sectorielles identifient et mettent en placeces coopérations concrètes.

Chaque réunion ministérielle est précédée d’une réunion d’un groupe d’experts qui facilite la prise de décision et identifie les éventuelles coopérations possibles. Suivant cette logique, IPEMED a encouragé la création du groupe de travail technique consacré à la santé en Méditerranée occidentale. Ce groupe est composé des représentants des ministères de la Santé des dix pays concernés. L’UpM participe comme observateur. D’autres organisations internationales tels l’OMS ou l’UE, voire le secteur privé de la santé pourraient être amenés à y participer également.

Une première réunion de travail a eu lieu en mars 2013 au Secrétariat général de l’Union pour la Méditerranée. Les participants ont partagé le diagnostic posé dans le rapport d’IPEMED : les pays du Maghreb doivent faire face à des transitions longues et complexes (transition épidémiologique, démographique, organisationnelle et démocratique), avec des moyens financiers limités, dans un contexte où les populations ont une exigence grandissante en ce qui concerne l’accès aux soins de qualité au moindre coût.

Pour répondre à ces défis, les pays du Maghreb doivent engager des reformes structurelles en exploitant leurs complémentarités et en encourageant des collaborations concrètes Sud-Sud mais également avec les pays du Nord.

Une deuxième réunion a eu lieu en janvier 2014 au Ministère de la santé du Royaume du Maroc. Cette fois-ci, il s’agissait, à partir du rapport d’IPEMED consacré au marché du médicament dans les pays du Maghreb, d’imaginer des coopérations possibles dans ce domaine. Les participants ont souligné la nécessité de créer un espace d’échange entre les pays du Nord et du Sud de la Méditerranée pour débattre des problèmes sanitaires communs et intensifier les échanges qui doivent être basés sur l’analyse des situations spécifiques à chaque pays et l’échange d’expériences (notamment en matière de  biotechnologie, liste des médicaments essentiels, de réglementation, harmonisation des autorisations de mise sur le marché, etc.). En ce sens, ils ont décidé de continuer à collaborer sur le médicament qui est une thématique d’actualité pour les pays du Maghreb et de l’intégrer dans un cadre plus global qui est celui du financement du système de santé et de la couverture universelle. Ils ont également échangé autour de la recommandation de l’IPEMED d’encourager une harmonisation des procédures d’autorisation de mise sur le marché des médicaments afin de faciliter l’accès des populations aux médicaments et de promouvoir l’industrie pharmaceutique locale.

De façon complémentaire à cette démarche technique, IPEMED a mise en place une stratégie de lobbying auprès des ministères des Affaires étrangères et de la Santé afin de lancer le « Dialogue 5+5 » sur la santé. Cette stratégie a eu des effets, puisque dans la onzième réunion de ministres des Affaires étrangères du « Dialogue  5+5 » qui s’est tenue à Lisbonne, en Mai 2014, les pays participants se sont félicité de la mise en place du groupe technique sur la santé et ont encouragé l’administration marocaine, très impliquée dans le dossier, à mettre en place le premier « Dialogue 5+5 » consacré à la santé en 2015.

La crise au Nord fragilise les économies et les systèmes de santé de certains pays méditerranéens (Espagne, Italie, etc.) et peut pousser au repli vu les restrictions budgétaires auxquelles ils doivent faire face. Au Sud, des transitions économiques, politiques et sociales en cours dans certains pays peuvent également réfréner la mise en place des coopérations Sud-Sud et Nord-Sud.

Pour IPEMED, ces situations montrent avec plus d’acuité que jamais que la réponse aux enjeux posés doit être commune et donner lieu à des coopérations concrètes et à des échanges d’expériences. Le cadre proposé par le « Dialogue 5+5 » peut être un des endroits où ces coopérations peuvent émerger.

En partie grâce à l’action de sensibilisation d’IPEMED, les ministres de la Santé des pays du « Dialogue 5+5 » sont sensibilisés à l’intérêt d’une coopération dans le domaine de la santé.  A présent, il faut  la volonté  de dépasser les différences politiques  pour bien saisir cette opportunité. 

 

Par Macarena Nuño, chef de projet capital humain à IPEMED

BIENTÔT UN "DIALOGUE 5+5" CONSACRE A LA SANTE ?
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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 12:00
POUR QUE VOS ÉVÉNEMENTS VOUS RESSEMBLENT
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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 13:39
LES  MEROUS DE PORQUEROLLES

Antoine, neuf ans à peine, jouait sur les rochers à l’endroit précis où son père lui avait toujours formellement interdit d’aller. Là où les vagues giflent violemment  les flancs du Cap Bénat. Il était arrivé depuis dix minutes à peine quand  il perçut ce  très  léger  clapotis à la surface d’une flaque de mer  isolée.  S’approchant avec  précaution, il observa au bout de quelques instants un, puis deux, puis  trois poissons parfaitement  semblables  et de très petite taille qui s’ébattaient là, tranquilles. L’enfant du littoral qu’il était repéra  vite l’aspect caractéristique de ces espèces  très  familières qui  vivent au large de la côte continentale.

 

Dépêché sur les lieux le jour même, l’agent du  Parc national de Port-Cros rendit très rapidement son verdict. Sentencieux, il déclara :

. Aucun doute. Il s’agit là de trois authentiques  epinephelus marginatus.

Fixant  Antoine, il décrypta en souriant :

. Trois bébés mérous. Des mérous bruns. Ils ont entre deux et quatre mois, tout au plus. Mes félicitations, jeune homme.

La découverte d’Antoine eût l’honneur de la troisième page de Var Matin. Les spécialistes et scientifiques locaux étaient perplexes. Il était depuis longtemps établi que les mérous bruns ne pouvaient se reproduire, dans cette partie du monde,  qu’au sud  de la longitude  Barcelone-Rome. Une certitude de plus qui volait en éclats. La science avançait.

Bon. Le scoop  ne perturbait réellement qu’un très petit nombre d’initiés. Et  Antoine, lui, se posait de bien plus prosaïques questions :  comment cette portée était-elle arrivée là ? Comment avait-elle survécu avec  si peu de profondeur ? Plus angoissant, où étaient à présents les parents ? Et puis, surtout, qu’allait-elle devenir  ?

Il était trois fois un banc de mérous dont le mâle dominant  était aussi doux qu’imposant. Contrairement à son apparence, il était né femelle et avait changé de sexe vers l’âge de quinze ans. Très jeune, il  n’avait jamais apprécié la solitude. Avec quelques amis, il avait assez tôt déserté le site de La Galinière, trop fréquenté selon lui, pour adopter les eaux de Porquerolles dont les fonds rocheux étaient beaucoup moins accidentés. Depuis lors, il avait, lui et sa troupe, élu domicile dans cette baie qui va de la Presqu’île du Langoustier au Cap d’Arme.

Il  était de la race des fidèles et comptait parmi les  adeptes d’un style de vie plutôt pépère. Connu et reconnu des plongeurs, bon prince,  il les  laissait s’approcher en famille pour leur permettre de  vivre, sans doute, l’aventure de leur vie. Il ne craignait rien de ces pantins maladroits et patauds dont le  comportement n’avait  rien d’hostile. Jamais.  Il détestait simplement  ce curieux entêtement qu’ils mettaient à  vouloir le toucher.

Une seule fois, une seule, il  avait voyagé vers  cette côte lointaine  pleine de lumières  et de bruits, beaucoup  plus au nord, en compagnie de cette jolie femelle dont il était tombé  éperdument  amoureux. Au bout de leur périple, ils avaient vite repéré cette petite crique qui paraissait déserte  et là, à l’abri de tout,  ils avaient dansé, dansé et dansé encore, plusieurs jours et plusieurs nuits. Puis un matin sa compagne n’était plus là. Il la chercha longtemps, en vain. Il longea la côte jusqu’à cette tour cassée qui semblait fondre dans la chaleur de l’été.  En désespoir de cause, il reprit  sa route pour regagner d’instinct  la Calanque du  Maure.

Mais  la course du  mérou  brun  se perdit à hauteur du Ribaudon.  Bercés sans doute par la seule évocation des  eaux de cette  Méditerranée  toute proche, Pénélope, Eléonore et Simon venaient, ensemble, de s’endormir.

 

valauval.fr

 

Les îles d’Or, les îles d’Hyères,  destination  retenue  pour un  Nouvel  Incentive de Covos Baxon – Conception et organisation :  Anne LE CALVE - Roch GUILABERT –  – Tel : 01 55 20 23 83 –   Covos Baxon , partenaire de L’ENTREPRISE EN MOUVEMENT.

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 13:44
TANGER  MET, TANGER  MED

 

C’est  dans une grotte proche du port qu’Hercule se serait reposé après avoir accompli ses douze travaux.

La Méditerranée finit-elle ou commence-t-elle à Tanger ? Sur le passage des oiseaux migrateurs et de l’équivalent du cinquième du commerce maritime mondial, la ville s’étire enfin, sortant d’un trop long sommeil mais sûre à présent de son destin.

Avec  le projet Tanger Métropole l’objectif est d’octroyer à cette cité mythique du Maroc septentrional  le leadership du bassin méditerranéen. Pour maître programme, cet acronyme – CERUS – pour culture, économie, religion, urbanisme et social.

Mohamed, wali de la région Tanger-Tétouan, est  intarissable sur cette titanesque entreprise  à l’horizon 2017.

-Tanger n’a plus vocation à être seulement une source d’inspiration littéraire. Il va falloir compter avec elle et son ambition de devenir la locomotive économique du pays.

Qu’en pense Casa ?

Hanae  est architecte. Ses yeux étincellent quand elle parle de Tanger Métropole qui signifie création de logements, désengorgement de la ville, aménagement de nouveaux axes de circulation mais aussi réhabilitation des ruelles de la vieille ville, valorisation du patrimoine, dépollution du littoral et des oueds qui traversent les quartiers.

-Les sites forts de la ville ne seront pas oubliés, dit-elle. Des commerces artisanaux seront implantés près des grottes d’Hercule, la Villa Harris sera rénovée et le Parc  Perdicaris, sur les hauteurs, est déjà en cours de réaménagement. Cent fois, dans mes rêves, j’ai inauguré le téléphérique qui reliera bientôt la casbah au nouveau port de pêche. Je vous y invite.

Hassan, directeur marketing de Tanger Méditerranée – Tanger Med pour les intimes – insiste, lui, sur le développement promis de ce port en eaux profondes qui accueillera bientôt huit millions de conteneurs chaque année.

-Tanger Free Zone constituera un exceptionnel  relais de croissance, affirme-t-il, sans compter les apports de la ligne à grande vitesse qui mettra Tanger à deux heures de Casablanca.

Fatima  travaille à la mairie de Tanger. Elle est née et a grandi dans cette ville qu’elle admet déjà ne plus reconnaître tout à fait.

-Les financements ont été trouvés pour créer plus de cinquante écoles et crèches, dit-elle fièrement. Et la santé n’est pas négligée. Plusieurs  dispensaires  nouveaux vont voir le jour et les centres de santé existants vont être réhabilités et modernisés. Vous verrez. Revenez dans deux ans.

Le programme Tanger Met comporte aussi des aspects religieux qui interpellent. Pas moins de onze mosquées vont être édifiées et sept seront rénovées « dans une démarche et une dynamique positives », précise le maire.

-C’est le moyen le plus sûr de contenir toute tentation salafiste. La réforme du champ religieux prône les valeurs de tolérance et de respect du culte.

De là à le favoriser, diront certains.

Tanger a longtemps été oubliée par les autorités de Rabat. A l’étranger, elle trainait avec elle une réputation sulfureuse qu’aucune autre grande ville portuaire de la Méditerranée n’avait pourtant à lui envier. Aujourd’hui, la « ville des deux mers » ou la « ville des étrangers » pointe toujours ses quatre canons sur l’Espagne, toute proche au-delà du détroit, mais sourit de plus en plus à l’Europe.

Vue de la terrasse des Paresseux, la baie nimbée de lumière offre un panorama qui récompense le voyageur de ses efforts et lui donne envie de revenir. Et il revient. Dans Tanger, la belle délaissée, nouvelle maîtresse qui se rebelle et se redresse.

 

Didier TURCAN

TANGER , ville bien entendu élue au titre des Parcours Emotion, Urbatours, incentives, missions et destinations meetings de Covos Baxon. Devis, conception, organisation, accompagnement : Roch GUILABERT – Anne LE CALVE – Tel : 01 55 20 23 83 – Covos Baxon, partenaire de L’ENTREPRISE EN MOUVEMENT.

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