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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 13:22

Ecole

 

Le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, lance un plan pour les sciences à l’école afin de lutter contre « l’innumérisme » des petits français, mal qui est au calcul ce que l’illettrisme est à la lecture.

 Diverses expériences ont cours par ailleurs, à l’initiative de jeunes enseignants, qui redécouvrent les vertus de la maïeutique. Illustrant ainsi cette évidence qu’on ne répond bien qu’aux questions qu’on se pose réellement.

Les comparaisons scolaires avec d’autres pays n’étant pas très flatteuses convainquent enfin les responsables de reprendre en mains la situation. Le monde évolue vite, les méthodes d’enseignement doivent sans doute s’adapter. Lecture, mathématiques, histoire …..

Et la santé ?

Une réforme du système de santé en France est en marche, fondée sur la prévention et l’éducation des patients. Des patients avertis, c’est l’enjeu, seront moins malades et coûteront moins cher à la collectivité. Cette réforme procède de l’idée que la santé est désormais une compétence partagée. Alors, soyons logiques, allons plus loin et apprenons la santé aux enfants et pas seulement les seuls rudiments d’hygiène de base.

L’école prépare les bons citoyens. Donnons-lui pour mission de préparer des citoyens bien portants le plus longtemps possible. Il est concevable de parler de la santé et de son corollaire, la maladie, sans fabriquer des générations d’angoissés comme on l’a fait jusqu’ici à force justement de n’en pas parler ou d’en parler mal. A condition bien sûr d’imaginer en début de scolarité des programmes simples, allégés allant de l’hygiène de vie aux immenses espoirs portés par la science des hommes.

Et de banaliser la santé. Avant-hier, j’avais morale. Hier, j’avais instruction civique. Aujourd’hui, je vais toujours à l’école et demain, j’ai santé.

 

 

Didier TURCAN – Pdt Covos Baxon - valauval

 

 

 

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commentaires

N

Sans vouloir être trop pessimiste, il me semble que même les rudiments d'hygiène de base ne semblent plus entrer en aucune manière dans les programmes scolaires. L'INPES fait ponctuellement des
interventions, sur demande des établissements. Ses discours de prévention ne sont pas toujours audibles. En tant que psychologue et enseignant-chercheur, dont la santé est le domaine principal de
recherche, je peux affirmer que les psychologues de santé (spécialité de Master existant depuis une dizaine d'années seulement en France, actuellement dans 8 universités) ont un rôle important à
jouer dans ce domaine, et peuvent l'assumer.
Nous sommes en relation avec l'INPES bien sûr, et d'autres organismes ministériels chargés de coordonner les appels d'offre de recherche en la matière, que nous avons conviés pour une table ronde
fructueuse à l'occasion de notre 6ème congrès de Psychologie de la Santé (qui s'est tenu à l'Université de Chambéry en janvier dernier).
C'est très volontiers que je vous présenterai de façon approfondie nos activités et nos compétences. Nous avons probablement beaucoup de choses à nous dire ...
Noëlle Girault-Lidvan
Présidente de l'Association Francophone de Psychologie de la Santé (AFPSA)
Directrice-adjointe de l'Institut de Psychologie de l'Université Paris Descartes
Membre du Laboratoire de Psychopathologie et Processus de Santé


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