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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 00:42

 

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Questions à Christian CONESA, fondateur de COVOS.

 

CB : L’Incentive est arrivé en France au moment où Covos naissait. Un hasard ?

Vous me demandez là de vous parler d’un temps que les moins de quarante ans … . Non, ce n’est pas un hasard. Covos a réellement été créée pour développer le créneau de l’Incentive en France. A l’origine, Covos était l’acronyme de « Conseil Voyages Stimulation ». Stimulation se voulait la traduction, avec le recul, peut-être approximative et un peu maladroite de l’Incentive anglo-saxon. Mais l’expression a fait florès pendant de nombreuses années, puis on a parlé de motivation et, enfin, repris le terme Incentive. Cette époque a toutes les audaces.

CB : L’Incentive était alors la seule activité de Covos ?

Oui. Nous avions ce luxe de pouvoir nous concentrer sur ce seul produit dans le cadre de ce qui n’était qu’un département de SEMBAT TOURISME. Nous étions en phase de lancement et de développement. Les clients découvraient ce nouveau produit et nous avons bénéficié d’un véritable enthousiasme. Mais, bien entendu, nous n’étions pas les seuls. Très vite, la concurrence s’est positionnée. Toutefois, ce métier réclamait de vrais professionnels du voyage puisque la récompense voyage était privilégiée et réputée pour être la plus efficace. Les agents de voyage étaient alors détenteurs d’une science relativement ignorée des clients. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Il en allait de même pour les populations stimulées : de très nombreux participants à nos voyages Incentive, au début, n’avaient jamais pris l’avion ! Les choses ont bien changé à présent.

CB : Vous avez dû gagner beaucoup d’argent….

Les métiers du voyage n’ont jamais été des faiseurs de fortune. Le contraire se saurait depuis longtemps. Disons qu’à l’époque, nous gagnions honnêtement notre vie et que nous avions la chance d’exercer un métier qui n’était pas le moins enviable. Mais à partir des années 80, les circonstances se sont modifiées, les marges ont baissé, les réglementations sont devenues de plus en plus contraignantes et la jurisprudence des tribunaux progressivement défavorable à l’activité ou souvent contradictoire. Ce qui a placé le métier dans un statut juridiquement très incertain. Il nous a fallu alors être très imaginatifs, soucieux des économies à faire réaliser à nos clients et les relations avec les fournisseurs se sont peu à peu tendues.

CB : Covos Baxon a pourtant 40 ans cette année….

Oui. Mais pour en arriver là, il a fallu que la société développe d’autres savoir-faire, explore de nouveaux secteurs d’activité comme le congrès, l’événementiel, les missions internationales … Elle a subi entre-temps la concurrence de professionnels venus de la communication ou de ce qu’à une certaine époque on appelait le hors-média. Il est très difficile pour une agence indépendante de continuer de figurer parmi les références dans un paysage qui évolue aussi vite. Mais l’essentiel réside encore, et fort heureusement, dans le talent et la compétence des équipes constituées.

CB : Comment voyez-vous l’avenir pour l’économie du MICE ?

Je vous dirai cela dans quelques semaines. Plus sérieusement, après deux ou trois années de disette, l’activité ne peut pas ne pas reprendre. C’est paradoxal. Nous sommes là dans une activité que l’on sanctionne dès qu’apparaissent les premiers nuages mais que l’on sollicite en premier à la moindre perspective d’éclaircie. Je peux vous dire que Covos Baxon et le groupe qui la soutient ont tous les atouts pour assurer au cours des 40 prochaines années.

 

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