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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 00:11

PARCOURS URBAIN

 

Les circonstances difficiles du moment y sont sans doute pour quelque chose mais la découverte ou la redécouverte des villes est un fait. Le regain d’intérêt pour le tourisme urbain est bien réel et la demande est croissante venant de touristes disponibles et curieux ou de congressistes soucieux de  soigner  leurs  programmes  sociaux.

Des  parcours de l’émotion  qui ambitionnent de promouvoir un nouvel art de ville aux urbatours qui se sont donnés pour mission de rendre visite aux villes qui bougent, COVOS BAXON  s’est attachée à répondre à cette quête nouvelle de la ville en osant quelques approches  jusque là  inexplorées.

Capter puis restituer les ambiances majeures des villes pour tricoter des parcours urbains sensibles est l’objectif des premiers. Avec les parcours de l’émotion, on pénètre une dimension « second life » de la ville. Les lieux s’y recréent par la rencontre de l’imaginaire, du confort de l’instant et du bien-être ressenti  à  des moments précis. On l’a compris désormais, les sites clés d’une ville doivent être découverts à des moments bien particuliers. Il faut être là, dans le bon tempo, pour jouir pleinement d’une luminosité furtive,  d’une sonorité spécifique ou d’une manifestation de vie singulière. Les lieux d’une ville vibrent plus intensément à certaines heures du jour ou de la nuit qu’il faut savoir repérer et saisir. Le tourisme urbain participe ainsi d’une science du temps, à la recherche des instants propices. Ressentir une ambiance, c’est vivre une émotion. Les parcours de l’émotion  sont une aventure sensuelle au cœur des villes. Et cette aventure peut être vécue sans artifices et sans apprêts particuliers. Mais juste avec ce qu’il faut pour souligner la majesté du  lieu visité  ou en accroître l’impact affectif.

Les urbatours sont un nouvel outil de marketing urbain. Ils ont ouvert l’ère d’une concurrence accrue entre les villes. Ils peuvent se définir comme des missions et des voyages d’études greffés sur des opérations de renouvellement urbain et de développement des territoires. Les urbatours  proposent ainsi dans le monde entier et autour de programmes soigneusement élaborés, la découverte des dernières audaces architecturales, de quartiers entiers réhabilités, de nouveaux morceaux de ville, voire même de villes nouvelles. Ils s’adressent à une population de professionnels de l’investissement, de l’immobilier ou de l’urbanisme mais ils séduisent de plus en plus le grand public, à la manière des opérations de tourisme industriel, plus anciennes. Les villes consacrées comme les villes en construction ont fait l’objet de nombreuses attentions et initiatives dans le cadre du programme urbatours : ainsi de Manchester, de Lusail, de Casablanca, de Masdar, de Bordeaux, de Lavasa City et bien d’autres encore. A chaque fois, les visites de sites sont l’occasion de rencontres avec des personnalités représentatives et des responsables privés et publics locaux, soit tous ceux qui font la ville d’aujourd’hui. L’architecture et l’urbanisme s’écrivent au présent.

A la faveur de leur nouveau rôle dans le développement des territoires, ces acteurs de proximité que sont, en France, les offices de tourisme sont invités à développer ces nouveaux supports et à favoriser au sein de leurs équipes l’émergence  des compétences nécessaires  à leur  mise au point en vue d’une exploitation rapide.  On ne doute pas vraiment que les candidats seront nombreux, ravis d’enrichir là leur expérience et leur savoir-faire au service de la promotion de leur ville d’attache.

Les chaînes hôtelières  sont aussi bien entendu des relais incontournables dans  la démarche. Comme de nombreux professionnels, les hôteliers sont en  quête de relais de croissance et d’idées nouvelles. Dans un marché particulièrement tendu, ils ne peuvent plus se contenter de vendre des chambres et les services y attachés, fussent-ils de grande qualité. Les hôtels auraient grand intérêt à se repositionner dans leur quartier, et au-delà dans leur ville, en être des acteurs de premier plan et contribuer à la production d’ambiances singulières. Vendre l’hôtel, oui, mais aussi la vie autour qui va avec.

Acteurs publics, semi-publics ou privés de la promotion touristique ou institutionnelle des villes sont invités à changer de lunettes et à tester leurs capacités d’innovation. De nouveaux outils sont à imaginer comme  ces jumelages éphémères  entre villes, qui proposent d’expérimenter sur quelques mois seulement, échanges, opérations de coopération culturelle, événements collaboratifs et actions de promotion pure et décomplexée auprès des populations respectives. C’est Lille et Bordeaux qui décident de cheminer ensemble pendant un an, le temps de faire connaître le Nord Pas-de-Calais aux riverains de la Gironde et le quartier des Chartrons aux habitants de Vauban Esquermes. La formule, bien sûr, s’exporte. Et Marseille s’empare de son statut de capitale culturelle de l’Europe pour proposer, à l’occasion de la prochaine ouverture du MuCem, un intéressant partenariat avec les villes de Dubai, Doha et Abu Dhabi.

La ville n’est pas que patrimoine. Elle est une invitation à vivre intensément son époque. Elle est aussi la proposition la plus évidente pour l’avenir et, reconnaissons -le, une formidable espérance. Elle est la manifestation à la fois la plus primitive et la plus moderne de la grégarisation des hommes. Elle est de toute éternité. Soyons des vendeurs de villes.

 

Didier  TURCAN.

 

Les parcours urbains, parcours de l’émotion, missions et urbatours  de  Covos Baxon – Devis, conception, organisation : Didier TURCAN, Roch GUILABERT, Caroline MOULIN – Tel : 01 55 20 23 83. Covos Baxon,  partenaire de L’entreprise en mouvement.

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