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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 15:44

 

ECOLE ARISTOTE

A pied, à cheval, en train ou en voiture, les français vont. Les problèmes  de mobilité en  milieu urbain assoient  quelques arguments  politiques qui valent qu’on s’y arrête un instant.

Un candidat à l’élection présidentielle, fustigeant l’augmentation du prix des carburants, prend l’exemple suivant. Soit un salarié payé au SMIC qui prend sa voiture tous les jours pour se rendre à son travail. Compte tenu du prix actuel de l’essence et considérant un trajet quotidien accompli se situant dans une moyenne raisonnable (sic), le salarié va consacrer environ 15 à 20% de sa rémunération mensuelle à ses seuls déplacements  professionnels. La démonstration est faite, le prix de l’essence est trop élevé et l’Etat doit faire quelque chose.

Prenons un autre exemple. Soit un milliardaire qui, pour se rendre dans ses bureaux de l’avenue  Matignon, prend tous les jours le métro. En raison du prix actuel du ticket de métro, le coût assumé par l’intéressé ne représente que 0,001% de ses revenus mensuels.  Ce qui est pour le moins choquant. Il faut donc augmenter le coût du  ticket de métro et  le multiplier par au moins 15 000 pour demeurer dans les mêmes proportions que le premier exemple cité. Et justice sera faite. Voilà.

Quod erat demonstrandum.



Gorgias.

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 15:04

 

5 questions à Roch GUILABERT, Directeur du développement de COVOS BAXON.

 

1/ Comment se situe COVOS BAXON sur le marché de la communication événementielle ?

La communication événementielle ne reflète pas, à vrai dire, le métier de COVOS BAXON. Nous n’aimons pas trop ce terme de communication qui révèle une démarche unilatérale et verticale. Nous lui préférons celui de relation. Quant à celui d’événementiel, même si nous l’utilisons, il est par trop réducteur. Et  nous avons la conviction que la vocation de  COVOS BAXON est de mettre à la disposition de ses clients des espaces de dialogue et la démarche est bien différente. Quand une entreprise réunit ses clients ou ses prescripteurs, pour leur parler de ses produits, elle ne communique pas, elle vend. Quand une entreprise réunit ses collaborateurs, elle ne communique pas avec elle-même, elle motive ses forces vives, elle fédère les énergies et tente de les convaincre de poursuivre leurs efforts. Quand une entreprise réunit ses actionnaires, elle ne les informe pas, elle leur rend compte. Dans tous les cas de figure, l’expression communication événementielle, particulièrement condescendante, est impropre et ne restitue ni la démarche exacte de l’entreprise, ni la dimension à laquelle elle s’efforce d’accéder.

GUILABERT ROCH COVOS BAXON 22/ Face à ses contraintes multiples, le MICE est-il encore ouvert à l’innovation ?

C’est précisément parce que le MICE est un métier contraint qu’il se contraint lui-même à innover. En réalité, les professionnels du MICE n’ont plus trop le choix. Soit ils innovent, soit ils meurent. Le simple assemblage de prestations sous-traitées ne suffit plus à garantir une rémunération décente. Il y a là clairement posée la question de la valeur ajoutée d’une profession à qui l’on ne demande plus seulement d’appréhender les besoins des clients mais de les anticiper et de proposer pour y répondre des formats d’opérations inédits ou personnalisés. La recherche et le développement de cette recherche sont désormais inhérents à la travel & meeting industry. Le MICE ne bâtira sans doute jamais de villes mais donnera aux investisseurs les clés pour en apprécier toutes les potentialités et les richesses. Nous avons mis au point une gamme de voyages destinés aux assets managers qui devrait trouver prochainement son marché. Le MICE n’a pas pour ambition de révolutionner le mode habituel de conduite des congrès mais il l’enrichit sans cesse de touches particulières et adaptées aux messages voulus et conçus par les entreprises organisatrices. Enfin, le MICE n’a certes pas pour objectif de détourner les législations applicables mais son devoir est d’en comprendre toutes les subtilités, d’en mesurer et d’en optimiser les effets au profit d’une profession toujours très prompte, disons-le, à se poser en victime.

3/ Mais l’innovation n’est-elle pas bridée par la trop grande faiblesse des marges ?

Nous sommes dans un cercle vicieux. A considérer que les marges ne peuvent pas évoluer, nous nous enfermons dans une logique qui ressemble à une impasse. Nous regagnerons de la marge précisément par l’innovation. Les moyens sont là quand l’idée est bonne et que les chefs d’entreprise y voient leur intérêt. Si nous leur servons des produits réchauffés, ils ne seront pas disposés à payer cher le service minimum fourni. C’est normal.

4/ Quel est le mode opératoire d’une action R&D à votre niveau ?

L’écoute et l’observation permanentes du marché, l’échange avec les partenaires, les fournisseurs, le ressenti terrain, les retombées post-opérations, tous ces éléments forgent notre réflexion et les produits de demain. Il faut insister sur la démarche essentiellement collaborative de l’innovation dans le MICE qui n’exclut pas l’erreur comme dans toute expérience humaine. Il y a quelques années, nous pensions avoir tout vu dans ce métier. Nous sommes revenus à beaucoup plus d’humilité aujourd’hui. Fort heureusement.

5/ Si l’on considère que le tiers seulement des donneurs d’ordre a recours à une agence pour ses besoins MICE et que le marché se concentre au profit de groupes intégrés, quelle sera la place faite demain aux agences indépendantes ?

Posé ainsi, je vois deux attitudes possibles face à cette question. Soit le suicide collectif, qu’on va évacuer d’entrée, soit la mise en cause de ce chiffre et de cette analyse. Je ne sais pas sur quelles données objectives elle repose. C’est un mal très français de condamner toutes les semaines un secteur d’activités et la moitié des entreprises de la place. Cela fait vingt ans que l’on doute du devenir des agences indépendantes. Les plus anciennes et les plus solides sont toujours là. Alors. J’ai seulement envie de répondre par un sophisme : 100% des clients de COVOS BAXON font appel à une agence…

Covos Baxon – Tel : 01 55 20 23 83 – Email : info@covos.fr

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 12:11

 

5 questions à Anne LE CALVE, Directrice exécutive.

 

 1/ 40 années d’existence, quel est le modèle économique de COVOS BAXON 2012 ?

Le business model de COVOS BAXON est basé sur la prise en charge des principales applications du MICE, métier que nous avons repensé, recadré et intégré à ce que nous distinguons comme une industrie de supports. Les compétences de base de la société se sont en outre enrichies des fruits d’une action soutenue de recherche et développement et la mise au point de produits propres. Nous avons maintenu notre offre essentiellement au niveau des grandes entreprises, seules susceptibles de potentiel quitte à devoir prendre en charge des dossiers moins rémunérateurs mais compensés par des missions plus significatives et plus centrées vers la communication, le moteur d’aujourd’hui dans une entreprise pour exister. Ce qui ne va pas sans poser quelques problèmes d’organisation et de répartition interne des tâches. Malgré une conjoncture défavorable, nous avons affirmé notre présence au sein du secteur de la santé dont nous pensons qu’il recèle d’importants développements avec les réformes en cours. Les deux enseignes de la société continuent donc de coexister : COVOS BAXON Santé et COVOS BAXON Corporate.

LE CALVE ANNEL’organisation de COVOS BAXON est toujours calquée sur le modèle issu de sa politique Qualité mise en œuvre il y a 6 ans avec son organe central qu’est le COCHE, regroupant les responsables opérationnels. Seul le COCHE est habilité à répartir le travail et à organiser l’activité de la production. En ma qualité de Directrice exécutive,  je préside le COCHE avec, à mes côtés, Roch GUILABERT, Directeur du développement. Il importe de signaler qu’au niveau de l’exploitation de COVOS BAXON, il n’y a rien au-dessus du COCHE qui agit donc  en pleine autonomie. Cette organisation est, je crois, unique et a eu maintes fois l’occasion de démontrer son efficacité. Nos clients en sont parfaitement informés et sont assurés d’un traitement au plus proche de leurs besoins et de leurs spécificités. De la sorte, la parole demeure toujours au terrain.

2/ Comment se répartit l’activité entre la santé et le corporate ?

Les deux départements de COVOS BAXON, Santé et Corporate, étaient, en volume, fortement différenciés il y a encore 3  ans. A présent, les deux enseignes participent au volume d’activité pratiquement à parité. Cette situation révèle sans doute un relâchement du business dans l’industrie de la santé, ce qui n’est pas un scoop mais aussi la volonté de la société de diversifier son portefeuille voire de revenir à ses premières amours..(début de Covos). Ce rééquilibrage n’a pas vraiment été recherché à tout prix mais, soyons honnêtes, il s’est fait au bon moment.

3/ Quel bilan faites-vous de l’année 2011 ?

Après deux exercices difficiles, nous avons complètement rétabli la situation au cours de la seule année 2011 qui sera positive. Il faut rendre un hommage appuyé à l’équipe qui a travaillé dur à ce résultat et à nos clients, bien sûr, qui nous ont maintenu leur confiance. Nous avons même pu réaliser l’année dernière des opérations qui comptent parmi les plus abouties de toute l’histoire de la société (Salon de 1700 pax, plénière et réalisations visuelles pour 1500 pax ..). Nous en sommes très fiers, ne le cachons pas.

4/ Comment percevez-vous l’évolution prochaine du MICE ?

Nous pensons et nous l’espérons que le MICE vogue vers ses 10 glorieuses. En France, passé les échéances électorales et quel qu’en soit le résultat, les entreprises vont se lâcher et le travail de relance, de remotivation est considérable. Et nous serons là. Nous sommes prêts. Sauf catastrophe financière nouvelle, la confiance va se réinstaller et à nouveau l’envie s’imposera de donner des perspectives réelles à tous et aux plus jeunes en particulier, très demandeurs de convivialité et d’opérations fortement fédératives.

5/ COVOS BAXON est née en 1972. De quel signe est-elle ?

Scorpion, assurément… .

 

Covos Baxon – Tel : 01 55 20 23 83 – Email : info@covos.fr

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 18:33

business-01

L’entreprise migre. Ses espaces traditionnels sont  trop étroits, les murs explosent. Sa localisation se fait moins précise. L’entreprise géographique perd  du terrain. Place à l’entreprise ubique.

L’entreprise existe de plus en plus hors ses murs. Elle se nomadise. Le durcissement de la concurrence  impose une présence accrue  auprès des clients, toujours friands  d’attentions et de sollicitude. La recherche permanente de nouveaux  débouchés commerciaux nécessite le déploiement  d’équipes  terrain fournies et disponibles. La participation régulière et active à des salons,  des congrès, des foires, des expositions  a  depuis longtemps suscité  la mise en place de compétences dédiées  rapidement mobilisables et opérationnelles pouvant s’appuyer sur une logistique rompue à  une gestion des flux complexe. Le regain d’intérêt pour les opérations MICE et la stratégie du dialogue  répond au besoin impérieux  de faire  vibrer, de manière éphémère, des lieux d’existence alternatifs de l’entreprise.  Laquelle investit alors des hôtels, des palais des congrès,  des morceaux de villes,  détourne des lieux, comme les musées, de leur vocation première ou emprunte des itinéraires au tracé plus ou moins subtil  mais toujours complice du message à transmettre.

A présent, l’entreprise délaisse  souvent le réel au profit du numérique. Elle est partout et nulle part. Elle tisse une gigantesque toile sur laquelle elle poursuit ses objectifs  naturels  : elle prospecte, elle séduit,  elle vend, elle fidélise.  Bref,  elle reste elle-même mais dans une autre dimension. Puis elle revient très vite au terrain, variant ainsi ses approches et ses actions en usant  d’une palette riche d’outils en tous genres.  Elle oscille ainsi  du numérique au territoire jusqu’à confondre allègrement l’un et l’autre.

Dans ce mouvant contexte,  le défi  consiste à  favoriser,  tout en l’encadrant, ce nomadisme affirmé et un rien sophistiqué de l’entreprise. En interne, au sein de l’entreprise, il va générer  l’émergence de missions  nouvelles et fédératrices, chargées d’arbitrer  des budgets hétéroclites en apparence  et d’en contrôler les coûts et les dépenses.  Leurs titulaires  seront en prise directe et exclusive avec  les partenaires  extérieurs  retenus  pour avoir su construire une offre cohérente et globale répondant comme en écho aux besoins de l’entreprise en mouvement.

Comme le suggère une récente étude, on pourra bientôt  imaginer la création d’une direction nouvelle  dans l’entreprise faite de fragments de plusieurs autres ou dotée d’un réel pouvoir de coordination lui conférant les moyens d’une gestion transversale de ces besoins. A ce jour, leur prise en charge  est assumée en ordre dispersé par la direction des Achats, celle de la Communication, les Ressources  humaines, la direction des Ventes, les Services généraux et autres clients internes. La reconnaissance d’une identité à part entière de  l’entreprise en mouvement , consacrée par divers arbitrages internes,  lui donnera  une visibilité très attendue et sera sans doute  source de rationalisation et d’économies. Pour les prestataires de l’entreprise, cette évolution imposera  une substitution de modèle. Et pour parler clair, les agences de voyages d’affaires et de MICE  sont  conviées là à un véritable changement d’échelle. Le service de l’entreprise en mouvement  requiert en effet des compétences en matière de logistique bien entendu, d’accompagnement, de conception et de gestion de tous événements et supports de communication bien sûr. Mais il implique aussi désormais la maîtrise et la gestion des moyens d’exploitation  mis à la disposition des personnels ou des services extériorisés comme, par exemple, les applicatifs d’usage quotidien (solutions audio ou vidéo, parc informatique, logiciels…) ou encore les flottes de véhicules. De même,  ces prestataires seront-ils amenés à prendre en charge toutes les questions juridiques engendrées par les activités hors ses murs de l’entreprise. Et d’intervenir sur des problématiques variées : la veille sécuritaire sur sites sensibles ou off-shore, l’assistance, l’assurance aux  personnes, le  suivi des dossiers constitués en vue du recouvrement de taxes récupérables à l’étranger, le respect de la politique de déplacements  adoptée par l’entreprise en matière de développement durable et d’empreinte  carbone … .

La concentration de ces différentes compétences constitutives de  l’entreprise en mouvement posera  sans doute moins de problèmes qu’on pourrait  le supposer  aux prestataires extérieurs. Ils existent déjà ceux qui assurent une grande partie de ces responsabilités. Les Travel  Suppliers  et opérateurs  MICE  sont depuis bien des  années sollicités aussi bien pour leurs compétences opérationnelles  qu’en leur qualité de conseils sur des matières touchant l’environnement juridique ou technologique de leur domaine spécifique d’intervention. Et  s’ils ne peuvent certes pas réunir encore aujourd’hui  l’ensemble des compétences techniques requises par une telle évolution, ils sont très clairement les plus à même d’en assurer sans délai la maîtrise d’œuvre.

Dans cette perspective, les partenariats stratégiques amorcés entre les professionnels du Voyage d’affaires et ceux du MICE prennent alors tout leur sens. Edifiés à partir de principes respectant les compétences de chacun, fuyant la confusion des genres, cherchant d’abord et avant tout les synergies, ils seront  aptes à façonner cette offre que le marché réclame. Et permettront, au passage, aux professionnels concernés de s’imposer décisivement parmi les partenaires -clés de l’entreprise qui bouge, qui avance et se développe.

Didier TURCAN

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 18:42

Pont aux Familles

 

C’est  un pont sans Histoire. Sans souvenirs, sans âme.

Il  assume  sobrement une architecture contemporaine. C’est une œuvre discrète qui  vient frôler l’angle sud-ouest de l’immeuble conçu par l’architecte britannique Norman Foster, le premier à  avoir été  édifié  sur les anciens terrains industriels de Boulogne-Billancourt.  Il prend un appui  lointain sur le cours de l’Ile Seguin pour enjamber dans son élan tout à la fois le quai Georges Gorse et le bras rive droite de la Seine. Dressé à quelques centaines de mètres en amont, le pont Daydé - véritable légende, sujet et objet de culte pour l’ imagerie ouvriériste d’avant-guerre – le toise. Pour ce patriarche, le nouveau venu a beau s’être paré d’un nom prestigieux, il n’a aucune légitimité, il est vain.

 

Au moment où ces lignes sont écrites, le pont Renault mène tout droit au restaurant éphémère sur l’Ile Seguin, un gigantesque container sur pilotis qu’on ne regrettera guère. Et puis à gauche , il mène au rêve : pour quelques temps encore, le Cirque du Soleil propose d’enchanter petits et grands  en réinventant un art qu’on pensait à bout de souffle.

Bientôt le rêve et l’éphémère feront place nette à un tout petit Manhattan, aujourd’hui controversé mais qui finira par voir le jour, bon gré, mal gré. Le pont Renault, lui, aurait bien pu ne rester qu’une banale passerelle sans l’intervention des responsables  municipaux en charge de la famille et des questions de santé qui  soutenaient depuis  un an  le projet d’accueillir sur la commune son premier congrès international. Le comité d’organisation  du « Congrès International Ville et Addictions » avait souhaité mettre à profit le nouveau statut de  pôle santé dont  s’était dotée  l’agglomération du Grand  Paris Seine Ouest et  sa ville principale pour y lancer la première édition d’une manifestation très attendue. Ce congrès  entendait s’inspirer de deux expériences proches et précédentes tenues en octobre 2010, l’une  à Nantes, l’autre à Boulogne-Billancourt précisément.

 

Le sens des réformes en matière de santé alors en cours, postulant l’implication du plus grand nombre, imposait que ce congrès eût pour ambition de réunir bien entendu les meilleurs experts internationaux sur les questions liées aux addictions et aux conduites addictives tout en conviant le grand public sur une problématique sensibilisant particulièrement les familles. Un nombre croissant  de comportements urbains paraissait recéler des phénomènes d’abus ou de dépendance.   L’addiction voyait son champ d’étude s’étendre bien au-delà du domaine des substances psychoactives. Et cela modifiait considérablement le regard porté sur le phénomène addictif.  La démarche empruntée  par le Congrès voulait mêler approches cliniques et thérapeutiques, contributions de la recherche, éclairage sociologique, échanges impliquant les acteurs de la société civile à travers la cellule familiale, aujourd’hui désemparée, dépassée par le phénomène.

L’événement fut repris et assez vite  relayé  par la presse et les réseaux sociaux spécialisés. Ce qui accéléra la mise en place du projet. Plus on en parlait, plus le territoire se sentait pleinement concerné et mesurait l’impact qui pourrait en résulter. L’idée s’imposa d’un congrès ouvert sur la cité. Il fut décidé que ce premier congrès international s’emparerait, pour deux jours, de la ville. L’Université Paris-Descartes et deux salles de spectacles bien connues  furent retenues pour abriter les séances, les débats et les conférences des  participants  professionnels. Trois sessions de tables rondes furent par ailleurs  programmées dans un  quatrième lieu.

 

On conçut pour le pont Renault un projet original pour y accueillir le grand public,  y aménager des espaces d’information et de consultation gratuite, des stands d’exposition de part et d’autre des travées et y proposer des ateliers pédagogiques avec animations à la clé.  Au centre du pont, on édifia un espace conférence de 220 places assises.

L’initiative connut un succès qui dépassa toutes les espérances. Les familles vinrent des quatre coins du département  et de Paris. Le Congrès bénéficia du patronage du Ministère de la Santé, du Ministère des Solidarités et  du Ministère de la Ville. Il reçut l’appui actif, outre le G.P.S.O, du Conseil Général des Hauts de Seine  et de  l’Agence Régionale de Santé Ile-de-France. 

La couverture financière de l’opération fut assurée par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie et plusieurs complémentaires santé, pour la partie  scientifique, et, pour les investissements opérationnels, par des entreprises privées du secteur de la santé ou venues d’autres horizons  mais  sensibilisées à la démarche.

 

A l’issue du Congrès, l’idée  fut émise, tout de suite adoptée, de débaptiser symboliquement une semaine par an le pont Renault  pour le renommer « Pont aux Familles ». Il venait ainsi d’entrer dans l’Histoire de la ville et de sa région.

 

 

Didier TURCAN

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 17:16

40 Ans

 

Passé 40 ans, "le visage est le reflet de l’âme" disait Charles Peguy. Covos Baxon a 40 ans cette année. Nous lui souhaitons un bon anniversaire. Son visage est mature bien sûr,  un rien creusé et austère mais le trait est serein que le sourire éclaire… .

L’ économie du MICE, en France, elle aussi a 40 ans. C’est dire si Covos Baxon  a quelque légitimité pour témoigner sur le métier et son évolution au cours de ces quatre dernières décennies qui furent celles de tous les bonheurs et de toutes les tourmentes.

Aujourd’hui, le MICE connait un  rebond. C’est  notre conviction. Nous pensons que le MICE, parent pauvre d’une communication soumise à  un régime minceur sévère depuis 2008, va connaître, contre toute attente, une croissance soutenue dans les dix prochaines années. Nous sortirons de la crise comme certains pays sortent d’un conflit : exténués mais avec une envie folle et farouche de renaître et  bâtir quelque chose de neuf.

Le MICE, nous l’avons souvent rappelé, est une industrie de supports. Il faut le marteler. Mais les supports se sont multipliés et vont à présent du terrain au numérique en empruntant de nombreux formats. Des supports qui s’imposent naturellement aux choix des professionnels à mesure que ces derniers comprennent et maîtrisent le message dont ils doivent assurer le relais.

Bien avant Google, le MICE avait compris que le dialogue peu à peu remplaçait le marketing. Les consommateurs de MICE, nos clients, ont tôt fait de le comprendre à leur tour et ne sont pas prêts d’y renoncer.  Trop précieux. Trop unique. Dans leurs propres relations commerciales, les professionnels du MICE ont dû instaurer ce dialogue avec des clients surinformés mais qui, dans le même temps, les aidaient à élaborer l’offre du lendemain. Une œuvre collaborative, ainsi, prenait corps. Offrir un support, c’est d’abord proposer un cadre adapté au message. Proposer ce  support, comme le mot l’indique, c’est supporter le message confié, en favoriser  à la fois la meilleure émission et la meilleure réception possibles. En en restituant, bien entendu, toute la force et l’espoir qui y sont   attachés. Sollicité à un tel niveau d’implication,  le MICE est devenu naturellement une industrie de création.

Tout au long de l’année 2012, Covos Baxon invitera toutes celles et tous ceux  qui ont contribué à façonner son visage, collaborateurs anciens et actuels, clients, fournisseurs,  à se manifester, à témoigner, à s’exprimer, à évoquer leurs souvenirs et leurs  expériences communes et ensemble partagées. Avant  et après avoir fêté comme il se doit un  anniversaire que beaucoup lui envient. La parole, à présent, est donnée à celles et ceux qui lui ont délivré cette âme dont nous contemplons aujourd’hui le reflet.

 

Anne LE CALVE & Roch GUILABERT.

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 18:36

 

    GPSO2

 

Avec,  en vrac,  une recherche en berne, une  volonté  gouvernementale affirmée  de poursuivre les déremboursements  de médicaments,  la poussée continue des génériques,  le développement des biotechs, les restructurations à marche forcée qui n’épargnent plus personne au sein des directions marketing, des ventes et même des services généraux, une affaire Mediator dont tout le monde se serait bien passée à commencer par les victimes elles-mêmes et la mise en cause subséquente des collaborations scientifiques et du rôle des experts, les entreprises de santé, depuis quelques années, coulent une existence pour le moins morose.

Pour autant, elles n’attendrissent personne. Et ce n’est pas là un moindre paradoxe :  voilà une industrie qui conçoit, fabrique et commercialise des produits pour le plus grand bien-être de tous, à  grands renforts  de budgets de recherche et développement records (20%  des chiffres d’affaires) mais qui  demeure lestée d’une réputation de nantie, coupable de s’enrichir, précisément, sur la santé.

A dire vrai, les entreprises de santé se sont jusqu’à présent assez peu soucié de  l’image qu’elles donnaient d’elles-mêmes pour la raison simple et sommaire que le grand public, quoique consommateur final,  n’était pas leur client direct. Les clients, de manière quasi-exclusive, étaient les médecins. La révolution que nous vivons dans la santé et dans l’administration des soins change la donne. La montée en puissance d’autres professionnels de santé comme les pharmaciens et les para-médicaux est désormais consacrée et le fait, inéluctable. Comme l’est par ailleurs le rôle de plus en plus conséquent des associations de patients et donc, coucou, du grand public. La loi H.P.S.T a tiré les conséquences de ces grandes tendances.

Entre les lois contraignantes voire inquisitoriales, une règlementation envahissante, une hausse de la fiscalité, une mauvaise presse, alimentée régulièrement par des commentateurs mi-journalistes mi- procureurs  et la multiplication rappelée ci-dessus de leurs interlocuteurs, les entreprises de santé paraissent de plus en plus désemparées.  Et se posent naturellement, peut-être pour la première fois, la question de leur image.

Elles prennent lentement, très lentement, conscience que le marketing ne suffit plus, surtout auprès d’une cible unique, et qu’il faut appeler à la rescousse un discours institutionnel modernisé. Mais s’interrogent en même temps et légitimement sur le support à emprunter pour cette communication d’image relativement nouvelle. La réponse leur est fournie par les faits et les réformes initiées aux termes des  dernières dispositions   législatives  et règlementaires : le territoire.

Le territoire est un des piliers de la révolution sanitaire française : l’enjeu est bien de reterritorialiser notre système d’administration des soins. Et les aspects de cette reterritorialisation alimentent régulièrement  et  contradictoirement les débats : la mise en place des réseaux de santé, la création de maisons de spécialistes, l’hôpital hors ses murs, l’hospitalisation à domicile, l’éducation thérapeutique des patients, autant de sujets parmi d’autres, de défis et de programmes d’actions qui projettent la santé au cœur de la cité.

Institutionnellement, la santé est d’ailleurs  désormais régionalisée. Avec la création par la loi H.P.S.T des  Agences Régionales de Santé (A.R.S), l’autorité sanitaire de référence s’inscrit résolument dans le territoire. Un territoire qui connait à notre époque une assez singulière fortune. Ses vertus sont plébiscitées  à mesure que prospère le terrain de chasse d’une économie désormais sans frontières et de plus en plus dématérialisée. La géographie elle-même de ce territoire se cherche. Les réformes, en France, sont ici aussi engagées qui aboutiront de manière quasi-certaine à cette nouvelle hiérarchie : l’Etat, les régions (ramenées à une quinzaine environ), les villes (après regroupements et fusions). Ce territoire reconfiguré constituera  donc, dans le domaine de la santé, le support naturel d’expérimentations nombreuses, de pratiques nouvelles, de collaborations transversales inédites, tant publiques que privées. Et à la base de ce territoire : la ville ou la proximité retrouvée.

Certains territoires sont particulièrement servis par une présence importante d’acteurs de santé et se désignent eux-mêmes en vue de réaliser ces expériences nouvelles à la manière de sites pilotes. C’est le cas de la Communauté d’Agglomération dite du Grand Paris Seine Ouest  (G.P.S.O), territoire au sein duquel un véritable pôle santé s’est peu à peu constitué, à partir de ses deux villes phares, Boulogne-Billancourt et Issy-les-Moulineaux.

Qu’on en juge.

D’abord avec la présence de l’Hôpital AMBROISE PARE au 7e rang de l’APHP. Puis avec celle de l’INCA (Institut National du Cancer). Viennent ensuite les industriels : les laboratoires PIERRE FABRE et IPSEN, LUNDBECK, JOHNSON & JOHNSON, JANSSEN-CILAG, ZAMBON, GILEAD SCIENCES, les Laboratoires ROCHE, B.BRAUN Medical, ST JUDE MEDICAL, les Laboratoires C.T.R.S, EG LABO, PANMEDICA, SHIRE FRANCE, SCHWARZ PHARMA, GABA LABORATOIRES, GALENIC, CODEPHARMA, ADDS, DBV Technologie, POMMIER, SASSON AVIVA, IDIM, INNOVEX, OCTAPHARMA, les Laboratoires  DELBERT, CYTHERIS, PHARNEXT, MUNDIPHARMA, SIGMA TAU, EFFIK, FRENESIUS KABI France, ICON CLINICAL RESEARCH et MEDTRONIC. Dans le domaine du traitement des données stratégiques et du CRM, on notera la présence du leader européen CEGEDIM. Et dans celui de la relation clients dans la santé, celle du leader français DIRECT MEDICA. Enfin, le territoire compte plus de 2 000 professionnels de santé.

Qui dit mieux ?

Nous continuons de penser que la Communauté d’Agglomération du G.P.S.O, terre d’accueil de tant d’acteurs de santé, se doit d’être à l’avant-garde du nouveau discours sur la santé au moment où celui-ci rend un hommage appuyé à la ville et à ses vertus. Et, par le débat permanent, le congrès permanent, la tenue de colloques, la contribution à   toutes  manifestations de soutien, d’information, ou de formation, incarner, en la rendant vivante et concrète, la dimension urbaine de la santé.

Dès le début de l’année 2012, tous les acteurs de santé concernés du G.P.S.O  devraient être capables de se mobiliser autour de projets tels que DEMAIN, J’AI SANTE, campagne de promotion en faveur d’une meilleure prévention (cycles de conférences dans les écoles, conception de brochures et de sites pédagogiques …) ou encore des ATELIERS SANTE-URBANISME, organes de concertation transversaux dont la création serait particulièrement indiquée dans un territoire où les opérations d’urbanisme sont un des piliers du développement  économique  local  ou encore du lancement d’un ESPACE SANTE ACTIVE GPSO qui s’inspirerait d’une première expérience sarthoise laquelle tient lieu encore à ce jour de modèle et de référence  s’agissant de  l’appropriation par les patients de la gestion de leur santé.

Les professionnels locaux pourraient aussi  œuvrer à l’attractivité du G.P.S.O  en matière de santé et faire du territoire un nouveau point de chute de rencontres internationales. Sans attendre les investissements  programmés au niveau des infrastructures réceptives qu’ils sauraient cependant, le moment venu, mettre à profit dans une démarche toujours soucieuse de rationaliser les dépenses de promotion, de marketing et de formation.

Dans cet ordre d’idées, l’Hôpital AMBROISE PARE pourrait être distingué comme Centre d’excellence, labellisé comme tel et constituer ainsi un cadre approprié d’animation de stages européens de formation médicale à la manière de ce qui se pratique déjà à Lisbonne ou à Barcelone.

L’arrivée sur le territoire de laboratoires expérimentés dans l’animation d’actions de dépistages en collaboration avec les pharmaciens d’officine pourrait susciter de nouvelles expériences (campagne régionale, ateliers thématiques mensuels …) qui bénéficieraient de l’existence  d’une population  santé, on l’a vu, particulièrement dense. Ces actions seraient coordonnées avec les approches du schéma régional de prévention.

La richesse, précisément, de ce patrimoine humain serait  par ailleurs particulièrement précieuse pour la réalisation d’études et d’enquêtes épidémiologiques menées  à partir d’indicateurs sanitaires  signifiants sur le territoire. Ces travaux seraient en outre susceptibles de constituer d’intéressantes  bases de données pour le volet plus spécifiquement santé de la stratégie opérationnelle de développement durable du G.P.S.O, élaborée dans le cadre de l’Agenda 21 qui vise en  son Axe 2 à développer une politique de santé environnementale (accent mis sur le bruit, la pollution de l’air, la gestion des déchets…).

Autant de projets et d’actions  inspirés par le nouveau statut du territoire mis au service de la santé. Une santé repensée au plus proche des patients, valorisant et exacerbant les atouts de la ville  et de sa région. Les nouveaux modèles d’administration des soins sont aujourd’hui en phase d’expérimentation.  En vue des nombreuses expériences restant à mener dans ces laboratoires à ciel ouvert que sont les territoires, le G.P.S.O  ne peut avoir d’autre vocation qu’être premier de cordée.

Didier TURCAN

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 09:14

enfant PC

 

Tout le monde le sait. Les Palais de Justice sont un gouffre financier. Coûtent très cher à  l’entretien et à la République.  Suggestion : on les reconvertit en logements sociaux, en bureaux,  en petites grandes surfaces,  en casinos mais on fait péter le mètre carré.

Le personnel ? Pléthorique et pas toujours très productif. Leur arrivent même de passer des journées entières à ne pratiquement rien faire. On rééduque.

Les prévenus ? Jugés en direct live de leur domicile ou de leur geôle. Avant qu’on invente la prison on line.

Les avocats ? Plaident, si ça continue de leur faire plaisir, de leur cabinet, dans leur fauteuil, en survêt’, en pantoufles.  Finis les effets de manche. Trop luxe et perte de temps.

Les magistrats ? Interviennent et délibèrent en call-conférence. On est moderne ou pas.

Les jurés ? A la maison ou connectés à partir du bureau. Des économies pour tout le monde. Y compris pour les employeurs. Pour une fois.

Les portugais, les italiens, les espagnols initient de vastes programmes de réformes et d’économies. Ne sera pas dit que les français doivent demeurer à la traîne. Pas moins ambitieux que les autres, les français. Alors ils créent la Web-Justice et en plus se mettent à parler anglais.

Elle est stupide, notre proposition ? Provocatrice ? Iconoclaste ?

Pas plus que celle qui consiste à vouloir numériser l’ensemble de l’économie, les congrès, les salons, les symposium, les colloques et autres conférences. Et qui proclame très haut et très fort la fin  inéluctable de l’industrie du  MICE.

Non, pas plus. Et en cela, nous sommes d’accord avec ces milliers de jeunes geeks qui s’arrachent, un an à l’avance, les places de ces nouvelles conférences où l’on parle des vertus du web sans concession. Qui se voient, se rencontrent, se revoient, se re-rencontrent pour esquisser  un monde où ils ne se verront plus que digitalement. Le rêve, quoi.

Le mois prochain, si tout va bien ou plutôt si tout continue d’aller très mal, on vous parlera de gastronomie numérique. Un vrai régal.

DT

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 22:27

NEUILLY

 

Dans la série « projets qui ont du souffle », nous recommandons celui qui ambitionne d’organiser une Exposition universelle, en 2025, sur l’Axe majeur (Tuileries - Champs-Elysées – Etoile – Neuilly – La Défense). C’est l’idée émise par l’actuel maire de Neuilly-sur-Seine, Jean-Christophe FROMANTIN, qui était l’invité du Club du 5, rue Frédéric Bastiat, le 13 décembre dernier. Elle s’inscrit dans le cadre du Grand Paris dont elle entend utiliser, opportunément, les infrastructures. Coup double. Depuis un an à présent, la réflexion est menée avec des urbanistes, des architectes, des artistes pour doter l’Axe majeur du rayonnement culturel qui lui revient et pour en faire la « nouvelle plus belle avenue du monde ». Des « ateliers de prospectives » ont été constitués. Au passage, La Défense puiserait dans ce projet un argument marketing de premier ordre pour se démarquer des autres quartiers d’affaires dans le monde. Juste avant de revêtir pour quelques années les attributs d’une sorte de phare polycéphale posté au bout de l’ancienne route des rois.

 

Avec cette Exposition internationale, Paris dans ses nouvelles frontières renouerait avec une tradition qui a amplement contribué à sa gloire. Depuis 1855, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles qui, outre leur intérêt financier, ont légué des monuments comme le Grand palais, le Petit Palais, le pont Alexandre III, la Tour Eiffel et quantité d’autres ouvrages qui font aujourd’hui la fierté de la ville.

L’Expo serait consacrée à la culture, aux technologies et aux industries créatives. Toutes les expressions culturelles françaises, européennes et internationales y seraient invitées à se mettre en scène en utilisant les moyens numériques les plus modernes.

Fermons les yeux. Au crépuscule, les toiles du musée du Louvre seraient projetées sur les immeubles. Jalonnant le parcours de l’Expo, des bornes permettraient de se connecter aux musées de New-York. Certains soirs choisis, l’Opéra de Sydney donnerait un concert en direct et en 3D sur les façades de La Défense. L’Axe majeur s’offrirait comme support aux cultures de chaque pays participant. Pendant quelques mois, cet axe serait l’hôte de la plus belle programmation culturelle jamais réalisée au monde.

 

Mais cette Exposition internationale serait aussi l’occasion de promouvoir le patrimoine urbain français en invitant les visiteurs à prolonger leur séjour vers Lille, Marseille ou Bordeaux. Autant de villes présentes sur le parcours pour vanter leurs atouts au moyen des techniques numériques les plus appropriées.

Les multiples intérêts à organiser un tel événement ne se comptent plus. A côté des avantages traditionnels attendus comme la modernisation hâtée des transports et des infrastructures ou l’effet-vitrine procuré aux entreprises innovantes, il véhiculerait une ambition française autour des valeurs d’équilibre et de modernité que toutes les nations aspirent aujourd’hui à développer.

Mais pour le rendez-vous de 2025, Paris ne sera pas seule dans la compétition. Milan, Séoul, Montreal, Bruxelles, Sao Paulo sont sur les rangs et travaillent déjà d’arrache-pied. Les promoteurs du projet Axe majeur vont commencer à communiquer sérieusement début mars prochain. Le dossier doit être finalisé

fin 2012 dans la perspective d’une candidature officielle disposant de tous les soutiens nécessaires auprès du Bureau International des Expositions en 2015.

Le souvenir est encore très frais de l’Exposition universelle de Shanghai 2011 qui a accueilli près de 100 millions de visiteurs. Soit le double à peine du nombre de visiteurs à l’Expo universelle française de 1900 …. à l’heure du train à vapeur.

 

Alors, ouvrons les yeux. Sur les atouts de la France, sur la vitalité de ses entreprises, sur la motivation des générations montantes et sur l’exceptionnelle opportunité offerte par cette Expo universelle qui mobiliserait les énergies aujourd’hui un peu en berne. Nous arrivons au terme de l’année 2011. Nous parlons de 2025. 14 années nous sépareraient d’un événement conçu comme un rendez-vous donné au monde et qui serait l’occasion de fixer nos axes de croissance tout en reconfigurant nos territoires. Au-delà de l’enthousiasme généré par un tel projet, c’est à un besoin véritable qu’il répondrait : celui de créer ensemble. Le thème-titre de l’Expo universelle Axe majeur est presque trouvé.

 

Didier TURCAN

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 19:50

    Pasta

De création récente, le Convention Bureau  Italia  a organisé le 15 novembre dernier,à  Paris, son premier workshop  MICE  à destination de l’Italie. Mis en place par l’ENIT, l’office du tourisme italien, le nouvel organisme a pour ambition de promouvoir et valoriser l’offre MICE sur les marchés étrangers. Pour les responsables du CBI, la ville de Paris s’imposait naturellement pour inaugurer le cycle prévu des réunions européennes  car le marché français est perçu comme particulièrement porteur et demandeur. Cette initiative est lancée dans un climat local quelque peu bouleversé avec, s’il vous plait, changement  total de gouvernement et à l’aube de ce qui pourrait bien être une véritable révolution culturelle au-delà des Alpes.  Elle vient rappeler que l’industrie du MICE est peut-être souvent  la première à pâtir d’une situation économique difficile juste  avant d’être considérée,  subtil paradoxe, comme un recours pour en sortir et relancer l’activité.

Nous saluons donc la démarche qui parle de l’Italie de manière un peu plus positive et enthousiaste. Les valeurs sûres, c’est bien compréhensible, sont mises en avant.  Ainsi de Milan et de Rome : la première revendique l’ouverture récente du MiCo, plus grand centre de congrès d’Europe, la seconde nous allèche avec  son futur palais des congrès qui sera inauguré en 2013.

Les budgets des entreprises continuent d’être contraints.  Décidant malgré tout de jouer la carte de la communication hors leurs murs, elles peuvent  peut-être en profiter pour voyager … dans  l’Histoire.

Et il est en Italie une autre histoire que celle de Rome : celle du peuple étrusque, contée par Tite-Live. Un peuple venu de Lydie, vivant dans de puissantes cités sur le territoire de l’actuelle Toscane, un  peuple passé à côté de la légende, vivant du commerce de l’ambre, de l’étain et de la piraterie mais qui a tellement appris aux Romains.

Les noms des villes d’Etrurie sont à présent oubliés. Mais la promotion de l’Italie comme destination MICE  ne peut omettre Florence, bien sûr, mais aussi Livourne, Arezzo, Pise, Sienne et, faisons-nous plaisir, Tarquinia, berceau de la redoutable dynastie des Tarquins. Chacune de ces villes est, on le sait, dotée des infrastructures MICE adaptées à tous types de conventions ou de  congrès. Proche, à l’est de la Corse, la vieille Etrurie ou la nouvelle Toscane évoque encore davantage la douceur de vivre et la détente que le tourisme d’affaires.  Question de temps.  Et de volonté de la part des promoteurs de l’Italie post-berlusconienne.

Pour tout projet d’accompagnement de vos missions professionnelles, voyages d’étude, congrès et conventions au pays des Etrusques,  contactez-nous – Tel : 01 55 20 23 83 – Anne Le CALVE – Roch GUILABERT.

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