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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 18:50

Ville 4

 

Il n’est pas de villes sans commerces et le commerce fait la ville.

 

Pour les entreprises, la ville est l’espace économique naturel, la dernière étape d’un long parcours. La définition de nouveaux concepts de commerces et l’utilisation croissante de la ville, de la rue et de ses quartiers, par les entreprises, comme supports de communication ou de marketing, s’inscrivent en amont d’une réflexion stratégique qui prône la présence utile et impliquée des entreprises au cœur des villes. On parle alors de stratégie urbaine d’entreprise (SUE).

 

Dans le passage à l’acte, dans l’expérimentation, la réalisation ou l’application de cette stratégie, il y a toujours quelque chose qui tient de l’aventure tant les risques pris sont élevés et les résultats incertains. Sous la rubrique de ce blog « L’aventure urbaine des entreprises », nous reprendrons régulièrement des exemples tirés de l’actualité des entreprises qui oeuvrent , créent ou innovent dans l’espace urbain.

 

Les entreprises se lancent ou se relancent dans l’aventure de la ville pour séduire un consommateur-citadin qui revendique sa double identité et qui ne veut considérer ni l’une ni l’autre comme une aliénation. Consommer est une évidence, un besoin que l’on a depuis longtemps transformé en plaisir. Quant à la qualité de citadin, c’est un fait : la ville constituera l’environnement immédiat de 80% des terriens en 2050. Chaque semaine, on compte 1 million de citadins supplémentaires et nous filons vers des villes de 50 millions d’habitants. Alors, penser à améliorer ce cadre de vie, l’humaniser sans cesse, en soigner l’ambiance et le ressenti, imaginer de nouveaux aménagements, il y a urgence pour les villes elles-mêmes comme pour les entreprises à programmer consensuellement ces nombreux chantiers.

 

Le citadin chez le consommateur exige à présent de vivre pleinement sa ville. Il considère l’environnement du produit. L’architecture des centres commerciaux et des boutiques de centre-ville est un élément actif et déterminant de ses choix. L’ambiance, l’accueil, les couleurs, la qualité de la décoration stimulent ou suscitent l’envie, la gourmandise, le désir. Le consommateur chez le citadin est volage, regardant, inquisiteur ; il a vécu. Ses motivations sont délicates à circonscrire et plus encore à généraliser. Le fameux panier de la ménagère admet de nombreuses combinaisons et les achats du consommateur sont de moins en moins planifiables. Le commerce se morcèle et ne trouve une cohérence que dans la personnalité même du consommateur-citadin qui rêve de vivre plusieurs vies en une seule.

 

Les entreprises, habituées aux sautes d’humeur des consommateurs, savent anticiper les évolutions plus profondes des modes de consommation. L’affirmation par le consommateur de son statut d’urbain au moment où la ville se réinvente et s’étend impose aux entreprises d’adapter les commerces anciens, d’en créer de nouveaux et de rendre toujours plus conviviales les infrastructures existantes. Bref, de participer à l’effort de ville. L’essor promis des villes amène ainsi les entreprises à repenser leurs stratégies commerciales et leur marketing en intégrant une problématique urbaine jusqu’alors négligée. Pour gagner à soi le consommateur, il faut à présent d’abord considérer le citadin qui, en lui, s’est éveillé.

 

DT

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 19:13

 plan-croisiere-geographie

 

Un très riche et très intéressant rapport récemment édité par ATOUT FRANCE  le confirme : le marché de la croisière se porte très bien. De 2000 à 2010, cette activité a pratiquement doublé. Le marché européen, 30% du marché mondial, se montre le plus dynamique avec une croissance sur la même période de 142 %. Relativisons s’agissant de la France qui, en nombre de croisiéristes, ne représente que 7 % de ce marché (contre 30 % pour le Royaume Uni et 21 % pour l’Allemagne.

 

Une excellente nouvelle, la moyenne d’âge des croisiéristes américains diminue notablement et conforte l’image de produit d’avenir de cette industrie.

 

La Méditerranée et l’Atlantique restent les destinations préférées des Français. Qui, dans l’ensemble, aiment bien aller sur l’eau mais pas trop loin du bord. Costa, MSC et Croisières de France représentent près de 70 % de l’offre sur le marché français.

 

Si le gigantisme des navires demeure la tendance majeure de la croisière de masse, avec un nombre désormais important de navires « post-panamax » (dont la largeur leur interdit l’accès du canal de Panama), la recherche s’oriente vers la création  de navires écologiques tout aussi impressionnants (multicoques, cinq mâts, 300 mètres de long, 60 de large, 3 300 passagers….). Développant ainsi la marine à voile du futur utilisant les énergies alternatives : gaz naturel, panneaux solaires, énergie provenant du traitement des déchets ….).

Une précision importante : les segments de marché mass-market représentent 90 % de la capacité lower berths actuellement offerte.

 

La taille des navires a des implications importantes sur la conception et l’aménagement des ports et infrastructures terrestres comme sur le traitement des passagers à terre. La concurrence entre terminaux portuaires risque d’être financièrement cinglante pour ceux qui voudraient maintenir leur position concurrentielle. Certains investissements réalisés il y a à peine vingt ans risquent d’être rapidement obsolètes.

 

Trois politiques tarifaires se rencontrent sur le marché de la croisière : des tarifs « all inclusive », une formule avec offre de base et services à la carte, une formule tout « exclus » ou low cost. Contrairement aux prévisions, cette dernière formule n’a pas convaincu et l’exemple d’EasyCruise n’a pas fait d’émule. Les tarifs all inclusive présentent, eux, l’inconvénient majeur de retenir les croisiéristes à bord ; les flux économiques attendus aux escales, et sur lesquels les compagnies sont souvent rémunérées, font défaut. L’intérêt pour les ports d’escales d’ accueillir de telles villes flottantes auto-suffisantes serait sérieusement remis en cause en cas de généralisation de la pratique.

 

Le renforcement de l’image grand public du marché de la croisière risque de dissuader encore plus les entreprises d’adopter le produit pour leurs opérations MICE. Et ce malgré les avantages qu’il procure en termes d’unité de lieu, de gain de temps, de liberté contrôlée de la population conviée, d’équipements et d’animations proposées. Et en dépit, tout compte fait, de prix parfaitement compétitifs. A cela s’ajoute, il faut bien l’avouer, une certaine réticence des prescripteurs de MICE à proposer un produit qui ne leur laisse que très peu de marge de manœuvre et ne leur permet que peu de créativité et donc de valeur ajoutée. L’alternative de la privatisation ou l’affrètement d’un navire  repose le problème du coût final de l’opération envisagée et son insertion dans le calendrier et plans de charge des compagnies toujours ouverts en priorité aux croisiéristes individuels.

 

Pour une mise à jour de vos connaissances sur la question : « La croisière dans le monde – Marchés, acteurs, tendances et enjeux ». Editions Atout France.

 

Roch GUILABERT.

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 18:02

 EHM

     

L’usine, l’entrepôt, le magasin , le bureau, chacun à usage de local d’exploitation, de siège administratif ou de siège social sont les repères traditionnels de l’entreprise.

L’entreprise est d’abord un lieu et notre premier réflexe est de chercher à la situer géographiquement. Avant même toute autre information, on veut savoir où habite l’entreprise et on pense tenir là un élément essentiel qui nous la fera bien connaître. On sera rassuré, ou pas, par son environnement immédiat, son aménagement intérieur et ses conditions d’accès. Jusqu’à présent, l’entreprise a tout entière tenu dans ces lieux identifiés d’où tout paraissait procéder : le produit manufacturé, le produit assemblé, le service, le conseil ou la prestation intellectuelle. C’est de moins en moins vrai mais la bataille ne fait cependant que commencer entre les villes qui se disputent l’implantation physique des entreprises, sources précieuses d’emplois, de pouvoir d’achat, de recettes fiscales, bref de vitalité économique. Cela fait longtemps, pourtant, que l’entreprise existe hors ses propres murs.

L’industrie du MICE propose depuis 40 ans à l’entreprise des lieux d’existence alternatifs. A chaque fois, l’entreprise se reconstitue « outdoor » pour commémorer un événement, fêter une victoire, honorer un collaborateur méritant, lancer un produit nouveau ou encore pour se ressourcer, se motiver, chercher une meilleure inspiration ou réfléchir à  une nouvelle stratégie. Désertant momentanément les lieux habituels de travail, les collaborateurs de l’entreprise et leurs dirigeants expérimentent alors une autre dimension de leurs relations. Désormais, les uns et les autres ne se percevront plus tout à fait de la même manière au moins pendant quelques temps. Ensemble, les équipes et les services confondus auront vécu des situations inédites, originales, sans doute un peu factices, œcuméniques, parfois risquées. Mais à l’arrivée, une meilleure compréhension entre eux, une plus grande lucidité dans leur approche et une plus grande aptitude à la tolérance et à l’empathie.

Les nouveaux lieux de l’entreprise, à ces différentes occasions, sont une salle de congrès, un village privatisé, un hôtel en bord de mer, un musée, un bateau, une route sur la carte d’un itinéraire programmé. Car ce sont bien les équipes qui se transportent alors pour s’emparer d’un lieu qui, l’espace de quelques heures ou de quelques jours, devient le siège éphémère de l’entreprise. Si l’on veut rencontrer l’entreprise à ce moment-là, c’est là qu’elle se trouve et nulle part ailleurs.

Avec Internet, l’entreprise investit un nouvel espace, le monde numérique. Elle revendique alors une nouvelle adresse, plusieurs même, faites de lettres, de chiffres et de signes un peu étranges. Elle apparait sur des écrans dans des modes interactifs où elle s’exprime et interpelle. Elle n’est plus physiquement localisable, elle est entoilée. Elle démarche, réseaute, séduit, vend, bien consciente qu’elle capte l’attention, en quelques clics, d’un nombre d’interlocuteurs qu’elle aurait mis plusieurs semaines à contacter il y a peu de temps encore. Et ces contacts lui répondent et l’interpellent à  leur tour.

Mais d’où opère l’entreprise ? De ses bureaux permanents  certes, mais aussi du domicile de ses collaborateurs, de locaux loués à la semaine à mille ou dix mille kilomètres, d’un hôtel, d’un train. L’entreprise émet alors de tous points du territoire. Elle existe en mouvement, elle est devenue nomade.

Enfin, avec la mise en place progressive de sa stratégie urbaine – la SUE- et donc en s’inscrivant dans le quotidien urbain des citoyens, l’entreprise désormais se situe partout dans la ville. En prônant une communication active et  impliquante dans l’univers du consommateur-citadin, l’entreprise favorise sa présence utile au cœur même de nos cités. Elle sort de l’écran et revient sur le terrain de la proximité retrouvée. C’est en vivant sa ville que le citadin va à la rencontre de l’entreprise qui elle-même fait de la ville son bureau d’études et d’expérimentation. L’entreprise est dans la rue. Elle descend au sein de l’espace public pour en faciliter l’usage ou l’accès, en soigner l’ambiance et en multiplier les attraits.

L’entreprise ne tient plus en place et participe à la symphonie urbaine. A l’initiative de réalisations reproductibles à l’infini, elle réinvente, en partenaire fidèle, le sens de la ville et impose le concept nouveau d’entreprise- citadine.

L’entreprise localisable ne disparaîtra pas bien entendu chaque fois qu’elle produira des biens. Pour l’entreprise de services et de conseils, la chose est moins évidente, on le constate déjà. Mais l’entreprise aura toujours besoin, à intervalles réguliers, de regrouper ses collaborateurs, ses dirigeants, ses clients, ses actionnaires pour communiquer les yeux dans les yeux et vivre ensemble un moment choisi. Hors les murs peut-être mais pas hors du temps.

 

DT

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 12:54

MICE

 

Si l’on en croit les derniers débats publics, le terme « tourisme d’affaires » serait devenu ringard et devrait être définitivement jeté pour n’avoir pas suffisamment pris en compte l’évolution  des métiers du MICE.

 

Rappelons que MICE est l’acronyme de « Meetings, incentives, conferences and exhibitions » (ou, pour certains, Meetings, incentives, congress, events ou, pour d’autres, Meetings, incentives, communication, events ….. ). Cette expression, devenue courante et assez pratique, n’aurait pas d’équivalent français reconnu à ce jour. Soit. Le tourisme d’affaires ne restituerait pas la dimension « conseil » des métiers de l’incentive et de l’événement qui appartiennent désormais irrémédiablement au monde de la communication. Et les clients des agences de tourisme d’affaires, pardon de MICE, ne sont plus des clients mais des « annonceurs ». Vous suivez ?

 

Le professionnel du MICE se fait d’ailleurs fort de rappeler à son …. annonceur d’être toujours cohérent avec la stratégie de communication globale de sa propre entreprise. Et de lui éviter ainsi de faire n’importe quoi comme, par exemple, envoyer bêtement sa force de vente 4 jours aux Seychelles, lieu qui n’a pas de sens. Car ce professionnel ne vend que ce qui a du sens et n’entend plus mais alors plus du tout être pris pour un agent de voyages.

Telle est, sans caricature, la profession de foi d’une corporation qui se cherche et qui pense avoir trouvé sa valeur ajoutée dans la dénaturation de son savoir-faire et de sa raison d’être. A l’occasion de l’édition 2011 du Salon IFTM – TOP RESA qui vient de s’achever, on attendait des professionnels du tourisme d’affaires qu’ils nous fassent part de leur  ressenti de la crise économique actuelle, ils nous ont servi, une fois de plus,   un cours de sémantique. Qui lasse un peu, reconnaissons-le. Il est dommage de s’échiner à définir un métier en négatif, en réaction à ce qu’on ne veut pas être quitte à revêtir les effets d’un autre et à utiliser un vocabulaire et des références mal maîtrisés. Les métiers du MICE ont depuis vingt ans évolué de manière assez considérable, il est vrai. Mais cette évolution s’est opérée de façon verticale, faisant découler chaque compétence nouvelle d’une compétence antérieure et reconnue. Le processus a prospéré par phases distinctes.

 

La loi du 11 juillet 1975 fixant les conditions d’exercice des activités relatives à l’organisation de voyages ou de séjours n’avait pas envisagé l’organisation de congrès parmi les compétences reconnues aux titulaires d’une licence. La loi du 13 juillet 1992 qui lui a succédé, collant à la pratique, cite expressément parmi ces attributions « les opérations liées à l’organisation de congrès ou de manifestations apparentées ». La profession s’ouvrait ainsi sur le meeting. Les professionnels de l’incentive sont peu à peu devenus des organisateurs de congrès. Ils en avaient, en germe, toutes les compétences.

 

Dans les années 80, les clients des agences de tourisme d’affaires les ont sollicité pour des opérations événementielles de toute nature, internes ou externes, auxquelles la pratique des meetings les avait familiarisés. Elles ont été amenées à développer un savoir-faire technique, puis artistique au contact des scénographes, des metteurs en espace et des créatifs auxquels elles ne se sont toutefois jamais substituées. L’étape suivante, dans les années 90, a été d’associer davantage ces professionnels aux stratégies marketing, aux messages, à l’image institutionnelle recherchée afin qu’ils proposent les supports les plus appropriés possible mais toujours dans leur sphère de compétence. Dans le même temps, ils enrichissaient leur approche auprès des premiers  professionnels du numérique.

 

Sont-ils pour autant devenus des professionnels, conseils en communication ? Nous ne le pensons pas. Leur métier demeure plus que jamais d’oser  de nouveaux supports, de nouveaux outils au service d’une communication pensée par d’autres, à commencer par les clients eux-mêmes. La revendication d’un métier parallèle ne fait que semer la confusion, brouille les pistes et l’image de la profession. Les agences MICE sont avant tout des organisateurs, des fournisseurs de moyens et de solutions, des professionnels maitrisant toutes les situations pouvant se produire, en quelque lieu que ce soit, à l’occasion des meetings, voyages, incentives et autres événements pour lesquels ils sont tenus, en fait sinon en droit, d’une obligation de résultat.

 

Il n’y a rien de frustrant à ce simple rappel. De la réunion interne de base, à très faible valeur ajoutée, à l’événement grand public, en passant par le roadshow et la mission professionnelle internationale, on peut sans forcer dénombrer un vingtaine de formats d’opérations pour lesquels le professionnel du MICE peut être légitimement recherché. Sans compter les produits qu’il peut toujours proposer à un marché en quête perpétuelle d’idées nouvelles et qui seraient issus de sa propre recherche. L’innovation n’est pas réservée aux secteurs technologiques et le MICE n’est pas une industrie répétitive pourvoyeuse de produits réchauffés. Et le rôle aujourd’hui des professionnels du MICE est de définir rigoureusement leur métier, lui donner des frontières limpides et de réinventer de nouveaux formats, de nouveaux types d’événements en mixant, au besoin, les différents outils que leur époque propose en préservant toujours  le goût de la motivation et de la performance. Une valeur pérenne.

 

DT

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 18:33

PONT DE SEVRES

Ainsi donc, nous pouvons en toute légitimité avoir de l’ambition pour le tourisme d’affaires dans le cadre du Grand Paris.C’est Gilles PELISSON, ancien Président d’ACCOR, qui l’affirme dans le rapport qu’il a remis sur le sujet à Frédéric LEFEBVRE en juillet  dernier.

 

Ce rapport est un travail de commande. Il atteste de la conscience qu’ont certains responsables que Paris, première métropole touristique au monde, perd du terrain et des parts de marché au profit de Singapour, de  Vienne ou de l’incontournable Barcelone. Plus  que sur les points forts, relativement connus, il fallait insister sur les faiblesses de Paris aujourd’hui, à compenser le plus vite possible dans le Paris de demain. Les principales propositions de ce rapport concernent le projet du CDG Express, en partenariat public-privé, permettant de relier Roissy (2e plate-forme aéroportuaire d’Europe) à la gare de l’Est en 19 minutes, la construction de « grandes salles » et d’amphithéâtres, le recrutement de personnels en vue d’améliorer le service de la police aux frontières ou encore l’équipement des taxis en terminaux électroniques de paiement. Et puis ce constat étonnant : les structures d’hébergement sont nettement insuffisantes et Paris souffre d’une sous-capacité hôtelière chronique. Il manquerait 32 000 chambres. A court terme, on n’en prévoirait que 1 000 supplémentaires (contre 12 000 à Londres), sans tenir compte de la fermeture prochaine du Pullman Sèvres, pour une reconversion en bureaux, qui va dégarnir encore un peu plus l’ouest parisien.

 

Nous y voilà. L’ouest parisien, dans le cadre du Grand Paris, ce sera le GPSO (Grand Paris Seine Ouest) et Boulogne-Billancourt, une ville qui se refait une beauté avec l’aménagement des anciens terrains Renault et de l’Ile Seguin, un des chantiers de renouvellement urbain les plus en vue d’Europe.  Certes, les choix urbanistiques retenus pour l’Ile Seguin ont déchaîné les passions internes au sein même de l’équipe municipale dirigeante. Mais sur le trapèze ouest, une nouvelle ville est déjà sortie de terre et la vie s’y installe peu à peu. Des entreprises prestigieuses ont investi  ou s’apprêtent à le faire les immeubles signés par les plus grands noms de l’architecture contemporaine, toutes conscientes de participer et de contribuer à une nouvelle aventure urbaine.

La dynamique qui a prévalu pour séduire les entreprises et les convaincre de s’installer à Boulogne-Billancourt doit se poursuivre afin de doter la ville des équipements opérationnels nécessaires leur permettant de s’épanouir et d’y accueillir partenaires et clients. Et de consolider ainsi l’attractivité de cet ouest grand-parisien.

 

L’offre MICE de Boulogne-Billancourt à ce jour se présente ainsi :

. un ensemble d’espaces de congrès et réunions avec le Carré Belle Feuille  (739 places), l’auditorium de l’Espace Landowski (325 places), l’auditorium du Centre Georges Gorse (470 places), la salle des Abondances (294 places) et, pour une utilisation plus occasionnelle, les espaces de l’Hôpital Ambroise Paré ou la salle du Théâtre de l’Ouest Parisien ;

. une capacité d’hébergement encore modeste avec le Radisson (163 chambres) ou le Mercure Porte de Saint-Cloud (180 chambres) et,  sur un segment midscale, l’Hôtel Acanthe, le Kyriad Prestige et le Bestwestern.

Cette offre va s’enrichir des programmes prévus sur l’Ile Seguin avec 2 hôtels supplémentaires. La taille congrès de la ville sera sans doute atteinte avec l’exploitation polyvalente des 2 salles (600 et 3 000 places) du grand ensemble musical qui occupera la pointe aval de l’île.

 

La « nouvelle ambition » propre à Boulogne-Billancourt dans le tourisme d’affaires devrait alors logiquement s’affirmer, selon nous, par l’implantation d’un gros porteur hôtelier offrant lui-même des espaces congrès. Un tel projet pourrait être intégré, soit au programme d’aménagement du trapèze est, actuellement en cours de dépollution, soit au programme de rénovation des Tours du Pont de Sèvres. Nous ignorons si cette seconde hypothèse est techniquement envisageable dans le cadre des travaux de rénovation qui ont été confiés à l’architecte Dominique PERRAULT. Elle serait, en revanche, particulièrement opportune dans un site en pleine requalification et l’enseigne hôtelière retenue y jouirait d’une visibilité unique à l’un des emplacements les plus stratégiques des bords de Seine parisiens.

 

A bon entendeur …..

 

DT

 

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 18:50

medicament

Le projet de loi « relatif au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé »,déposé par le gouvernement sur le bureau de la commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale le 20 septembre 2011 se propose de combler les lacunes révélées par le dossier Mediator en repensant le circuit du médicament et de la pharmacovigilance. Les discussions et débats parlementaires qui vont s’ouvrir pourraient directement concerner la matière du MICE sous les deux aspects que sont la prise en charge des frais de congrès et colloques des médecins par les labos et celle du Développement Professionnel Continu (anciennement FMC).

 

Ce projet de loi a été précédé de la tenue, de février à mai 2011, des Assises nationales du médicament chargées de dresser un état des lieux et de faire des propositions. S’agissant des dépenses liées aux congrès, le rapport de synthèse des Assises du médicament n’y va pas par quatre chemins. On le cite : « Il conviendrait, dans un premier temps, d’interdire dès 2012 la prise en charge par l’industrie [pharmaceutique] des frais de transport et d’hébergement [des médecins] dans les différents colloques et congrès ». Ca a le mérite d’être clair. On savait la matière règlementée depuis la loi DMOS de 1993. Il s’agit désormais d’interdire aux entreprises du médicament d’exposer de tels frais. Et encore, ne s’agit-il que d’un « premier temps ». On redoute un peu le deuxième.

 

Le projet de loi n’est pas aussi radical et n’évoque même pas explicitement la question. Mais à la faveur des débats qui vont s’engager sur son article 2, version française du « Sunshine Act » américain de 2010, on parie que la démarche sera reprise par les parlementaires partisans d’une traque sans faille des avantages consentis aux médecins par l’industrie. Précisons tout de même que le projet de loi prévoit d’étendre les dispositions « anti-cadeaux » (article L. 1451-2 du Code de la santé publique) aux agences, organismes et établissements placés sous la tutelle du ministre chargé de la santé. La même loi pour tous.

 

Commentant le projet de loi qu’il venait de présenter en conseil des ministres, le 1er août, Xavier BERTRAND, ministre de la santé, expliquait que le financement de la formation des médecins devait être étanche. L’industrie pharmaceutique pouvait certes y contribuer mais pas directement comme cela a été le cas jusqu’à présent. Elle continuerait de le faire par l’intermédiaire de taxes et redevances qui passeraient par l’Etat et l’assurance-maladie avant d’être reversées. « Je veux, disait-il, qu’il y ait beaucoup moins de liens entre les laboratoires et les médecins en matière de formation ». Dans le même temps, le Parti socialiste déclarait : « la rupture de tout lien entre les laboratoires et les financements de la formation des médecins devrait être la règle ». Et de compter, là aussi, sur les débats parlementaires pour parfaire un texte jugé bien trop timoré sur le sujet. Lequel, dans le projet de loi, est traité, une fois de plus, par le recours à un encadrement accru de la visite médicale appelée à toujours plus de qualité et de cohérence avec les grands enjeux de santé publique.

Depuis presque vingt ans, SANTE et MICE forment un étrange couple, contraint d’évoluer dans des marges très étroites. Tant bien que mal. Certains prônent leur divorce pur et simple. Et se prennent à rêver, au passage, d’une formation médicale parfaitement étatisée mais servie par une fiscalité alourdie et proposent aux labos de continuer de chercher, de produire et de développer mais surtout de se taire.

 

Ce ne sera sûrement pas encore pour cette fois. Mais la menace se précise. Et il faudra bien s’atteler à nouveau à la tâche de rappeler à tous les vertus et les bienfaits d’une économie de communication, d’information et de formation qui privilégie la proximité et la rencontre. Dans la santé comme dans les autres secteurs de l’économie.

 

DT

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 18:14

VILLE 3

Le Projet Valauval, déjà évoqué sur ce blog, est un programme de recherche visant à développer une offre de services aux entreprises et aux villes, fondée sur les partenariats croissants qui se nouent entre elles.

 

Dans le cadre de ce programme, on appelle stratégie urbaine des entreprises (S.U.E), l’ensemble des actions de communication, de promotion, d’information et d’implication menées par les entreprises qui intègrent et privilégient les problématiques urbaines, s’inscrivent dans le quotidien urbain des consommateurs, au cœur même des villes, pour en explorer ressources et contrastes.

 

Avec l’inexorable montée en puissance des villes et des régions, le territoire de proximité s’impose comme une échelle de référence de plus en plus pertinente, un creuset de solutions ou d’expérimentations diverses. Les entreprises y sont invitées à mettre au point de nouveaux messages, à mi-chemin entre la communication produit et le corporate, à partir d’autres supports que les supports traditionnels assez largement dépassés : il faut désormais être visible en étant utile.

 

La S.U.E suggère donc aux entreprises de s’impliquer dans le quotidien des consommateurs autrement que par la communication passive. Elle définit et exécute ainsi toutes initiatives visant moins à marteler un message formaté ou vanter les vertus d’une enseigne qu’à satisfaire un besoin ou un confort citadins. Par la S.U.E, les entreprises communiquent ou informent à présent en étant utiles, en participant à l’effort de ville.

 

Précisons que cette stratégie entrepreneuriale calibrée aux dimensions de la ville, sur laquelle nous reviendrons amplement, ne cultive aucune nostalgie du courant small is beautiful  des seventies. Et observons que les villes s’inscrivent désormais dans de nombreux réseaux, elles se concertent et se déterminent à partir d’organisations transnationales de plus en plus actives et le phénomène va croissant ; en outre, la révolution numérique et les progrès techniques considérables en matière de transports ont introduit une économie de flux qui est venue contester la suprématie de l’économie de lieux.

 

Enfin, l’homogénéisation constatée des modes de comportements et de consommation dans les pays développés et les pays émergents, permet la mise au point de modèles reproductibles d’une ville à l’autre. Une initiative menée à Sydney peut ainsi être répliquée à Madrid ou Montréal avec juste ce qu’il faut d’acculturation et d’ajustements nécessaires.

 

Finalement, la S.U.E n’est rien d’autre qu’une manière farouchement moderne et laïque de parler à la ville …. Et à l’univers.

 

D T

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 17:10

Lobby Crillon

La France n’est jamais avare de réformes audacieuses. En 1975, elle substituait le permis de chasser au permis de chasse. Bien la preuve.

En novembre 2010, sous l’égide d’Hervé NOVELLI, alors Secrétaire d’Etat au Tourisme, elle créait la catégorie Palace dans le classement hôtelier français, distinction suprême juste après la cinquième étoile. La reconnaissance Palace était censée distinguer ceux des hôtels parmi les 5 étoiles qui présentaient des caractéristiques exceptionnelles susceptibles d’incarner l’excellence française à travers le monde.

 

Pour être reconnus dignes de cette distinction, les candidats Palace devaient satisfaire à pas moins de 234 critères allant de l’intérêt historique des lieux à l’éclairage de la tête de lit. Cette attribution s’est opérée à l’issue de deux phases d’évaluation : une phase d’instruction assurée par Atout France et reposant sur des critères d’éligibilité objectifs et une phase d’analyse de critères subjectifs confiée à un Jury composé de personnalités du monde des arts, de la culture, de la presse et de l’entreprise désignées par le ministre.

 

Il était précisé que ce Jury se devait d’apprécier les qualités « ne relevant pas de critères purement techniques » des hôtels en lice. A contempler la liste des membres du Jury, on pouvait être parfaitement rassurés sur ce dernier point : aucun risque d’avis compétent ou expérimenté n’était à redouter. Bon.

En mai 2011, la distinction Palace, avec apposition subséquente de plaque en façade, était décernée pour cinq ans à huit établissements : le Bristol, le Meurice, le Parc Hyatt Vendôme et le Plaza-Athénée à Paris, l’Hôtel du Palais à Biarritz, les Airelles et le Cheval Blanc à Courchevel et le Grand Hôtel Cap Ferrat. Parmi les laissés-pour compte : le Four Seasons George V et le Ritz à Paris, le Negresco à Nice. Il y a quelques jours, le George V est devenu officiellement et après nouvel examen (des critères objectifs ou des critères subjectifs ?) le neuvième Palace français. Une nouvelle vague de distinctions est attendue pour décembre 2011.

 

Cette réformette intervient dans un climat hôtelier qui s’inscrit à contre-courant de la conjoncture économique. L’année 2011 s’annonce exceptionnelle pour l’hôtellerie tant en terme d’occupation (près de 70%) que de rentabilité. Le printemps arabe et le retour de la clientèle étrangère ont tiré la croissance des établissements de luxe.

Cette situation a de quoi conforter les ambitions d’un groupe comme LVMH, propriétaire du Cheval Blanc cité plus haut dans l’hôtellerie haut de gamme. La création au sein du groupe d’un pôle d’activités dédié, LVMH Hôtel Management, l’an dernier, démontre sa résolution de jouer un rôle important dans le secteur et sa déclaration d’intérêt pour le rachat de la chaîne Aman Resorts ne surprend pas vraiment.

 

Curieux tout ça. Dès qu’on observe le luxe, l’hôtellerie comme le reste, on semble s’inscrire dans une autre dimension. Au-delà du miroir. Des Etats s’effondrent, l’euro est menacé, l’Amérique est déclassée mais le cheval de glace, lui, imperturbable et serein, l’ergot dans la neige, se joue de la tempête.

 

DT

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 19:06

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Depuis longtemps, les professionnels du tourisme d’affaires sont des prescripteurs et des vendeurs de villes. A l’aube de la grande compétition entre les villes des cinq continents, ils sont parmi les plus habilités à vanter les qualités ou les caractéristiques des territoires, en France ou à l’étranger.

Parmi les atouts que font valoir concurremment les villes, les infrastructures d’accueil mises à la disposition du « touriste » d’affaires sont essentielles à leur valeur ajoutée. Les élus l’ont bien compris et les investissements consacrés à l’amélioration ou la rénovation du « parc » tourisme d’affaires (palais des congrès, halls d’exposition, équipements dédiés) croissent régulièrement et incitent les hôteliers à se mettre à niveau. La création d’infrastructures nouvelles demeure bien entendu plus exceptionnelle mais donne lieu, à chaque fois désormais, à d’intéressants, voire de remarquables gestes architecturaux : pour un exemple récent, le MiCo de Milan, inauguré en mai 2011.

Toutes les villes d’une certaine taille connaissent ainsi les vertus d’une implantation réussie d’équipements attractifs pour le touriste d’affaires, offrant de multiples services susceptibles de répondre aux attentes d’une clientèle de plus en plus exigeante.

Les capitales de l’Europe de l’est sont entrées dans la cour des grandes en séduisant les entreprises et les congressistes de toutes origines. Les professionnels du tourisme d’affaires, en quête permanente de nouveauté, ont été sur ce coup très réactifs. Prague, Budapest, Varsovie, Sofia ont été prescrites au point d’être devenues aujourd’hui des standards.

Les valeurs consacrées, Barcelone, Valence, Lisbonne, Berlin continuent, elles, de se muscler,  développent un marketing très offensif et contestent à Paris et à Londres tant leur prestige que leur rang. Plus éloignées, les villes-Etats, DubaÏ, Hong-Kong, Abu-Dhabi, Doha, Singapour triplent la mise en concevant des projets titanesques dont certains n’auront cependant pas résisté à la crise financière internationale de 2008.

En présence d’un tel marché et face à des clients contraints de tailler dans leurs budgets, les prescripteurs de tourisme d’affaires sont peu à peu devenus des professionnels « pure players » de marketing urbain, vantant la qualité des lieux préconisés et les atouts des villes d’accueil. Ils ont emprunté pour cela aux catalogues élaborés par les villes elles-mêmes lancées dans une compétition sans merci.

Les villes auront nécessairement besoin des professionnels du tourisme d’affaires pour figurer, se rendre compétitives et compter dans un challenge qui s’annonce viril.

En recherche constante de valeur ajoutée, les agences de tourisme d’affaires discernent à présent fort bien dans le marketing urbain de nouvelles opportunités à exploiter et de nouvelles sources de diversification pour leurs activités.

Nous reviendrons très souvent dans ces colonnes sur cette magistrale évolution.

DT

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 15:03

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Depuis quelques années, le Qatar fait la une de l’actualité par ses bons offices diplomatiques et ses multiples investissements en Europe et en France, en particulier.

Et le Qatar songe à l’avenir, à son essor démographique et crée de toutes pièces une nouvelle ville au nord de Doha, sur la côte est : Lusail, cité ultra moderne qui comptera pas moins de 200 000 habitants. Pour commencer.

D’ici 2022, vingt quartiers seront aménagés sur 28 km de front de mer et cinq îles artificielles. L’ensemble à vocation résidentielle et affaires. Sans oublier les loisirs avec plus de 20 hôtels de luxe, une marina, deux parcs à thème, deux golfs …

Lusail, en 2022, attirera toutes les attentions puisqu’elle hébergera le stade où se déroulera la finale de la coupe du monde de football.

La Lusail Real Estate Development Company, filiale du fonds souverain Qatari Diar, est en charge de ce nouveau projet titanesque dans un pays devenu récemment, par habitant, le plus riche du monde. La réalisation et l’aménagement des différents quartiers de la ville seront sous-traités à des développeurs moyennant finances. Les infrastructures seront le fait d’entreprises internationales : au chinois Sinohydro, la construction des tunnels pour fluides, à l’allemand Hochtief, la réalisation d’une autoroute quatre-voies, au français Degrémont, la livraison dès l’automne 2011 d’une centrale de recyclage des eaux usées.

Quant au joint-venture Qatari Diar Vinci Construction, il achèvera pour la fin de l’année l’édification de plusieurs parkings grand luxe pour un total de plus de 2 200 places et entame celle d’un tramway-metro de 4 lignes et 22 stations.

Lusail  prend forme. En décembre 2011, la marina accueillera déjà une centaine de bateaux.

A la différence d’autres mega-projets imaginés dans la région du Golfe, Lusail  n’est déjà plus le rêve fou d’un émir riche de pétrodollars  et celui-là  ira jusqu’à son terme.

Lusail  se visite déjà. Pour découvrir Lusail et pour tout projet d’accompagnement de vos missions professionnelles, voyages d’étude et urbatours,

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