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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 15:21

Entretien avec Francis Gallo, Directeur Général de Sembat Voyages

Notre série sur les mini-réseaux s’enrichit d’une nouvelle expérience, d’un nouveau point de vue, avec Francis Gallo, le directeur général de Sembat Voyages, également vice-président de Manor.

 
GALLO FRANCIS 2


TourMaG.com - Côté clients, comment un mini réseau perçoit-il le marché ?

Francis Gallo : "Les clients sont devenus très volatiles. Il n’y a plus de fidélité ni aux marques, ni aux professionnels, hommes ou femmes, qui, dans les agences, répondent à leurs demandes.

Sinon, nous avons de plus en plus de sur-mesure et, bien sûr, le prix, le prix, le prix ! C’est de l’opportunisme avant tout."

TourMaG.com - Et côté professionnel, comment percevez-vous les autres acteurs du marché ?

F. G. : "Chacun se cherche. Chacun résiste plus ou moins bien. Agent de voyages en France : un métier d’industriel ou un métier d’artisan ? L’actualité semble nous donner la réponse."

TourMaG.com - Que pensez-vous du modèle économique actuel entre la distribution et la production ?

F. G. : "Il doit être assaini. En matière de remises, les pratiques de nos fournisseurs sont contre-productives pour tous. Le transfert de charges vers la distribution doit également cesser : téléphone, papier, gestion d’ADM…"


TourMaG.com - Dans un contexte de concentration du marché, un mini-réseau est-il assez fort ?

F. G. : "Il permet de mieux mutualiser les fonctions support et ainsi faire des économies d’échelle. Sur les coûts directs, aucune économie n’est générée."


TourMaG.com - Enseigne ou franchisé, que préconiseriez-vous ?

F. G. : "Enseigne depuis plus de 40 ans, autant dire toujours, ce modèle nous a réussi très longtemps, mais il est vrai qu’aujourd’hui…"


TourMaG.com - Une activité diversifiée donne-t-il plus de force de négociation vis-à-vis de ses fournisseurs ?

F. G. : "Pas obligatoirement, car nos prestataires sont différents, dans leurs métiers et leurs gammes de produits.


Nous sommes présents sur 3 marchés : loisirs avec Sembat Tourisme ; business Travel avec Sembat Voyages ; et MICE avec Covos Baxon.

Jusqu’à présent, il y a peu de négociations communes entre ces divers métiers ; mais la convergence de nos activités est en route, et nous y reviendrons certainement bientôt avec notre nouveau concept : « l’entreprise en mouvement ».

Il s’agit d’une offre corporate globale que nous proposons de façon optionnelle et qui recouvre à la fois la gestion des déplacements, celle des opérations MICE et la fourniture de services et de produits qui peuvent favoriser, optimiser et sécuriser la mobilité des entreprises et de leurs personnels."

TourMaG.com - Comment conduisez-vous votre développement ?

F. G. : "L’investissement en ressources commerciales est prioritaire, car nous l’avions un peu oublié : un cadre de haut niveau va d’ailleurs nous rejoindre fin juin 2012. Nous sommes également ouverts à la croissance externe, mais d’une manière très sélective."


TourMaG.com - Comment gérez-vous vos relations avec votre réseau ?

F. G. : "En tant que vice-président du réseau Manor, je fais une super équipe avec le président Jean Korcia. Nous sommes très complémentaires et notre conseil d’administration est très solidaire.


Je supervise personnellement les négociations et le suivi des relations avec l’ensemble des transporteurs aériens, rail et loueurs, et je m’astreins à une veille technologique permanente.

Je m’étonne qu’aussi peu d’agences viennent vers notre réseau : le plus léger en structures permanentes, et donc le plus rémunérateur et distributeur d’incentives. Notre prochaine assemblée générale le démontrera une fois de plus."

TourMaG.com - Comment vos partenaires financiers voient-ils votre développement ?

F. G. : "J’ai un actionnaire unique dont je suis à la fois directeur général et actionnaire. Nous n’avons aucun endettement et je vis cette situation comme un grand luxe de liberté et d’autonomie.


Comme je le disais à un ami banquier, lors de la dernière convention du SNAV Île-de-France, en Croatie, une manifestation menée de main de maître par Michèle Laget, adhérente Manor, « Ma meilleure arme antistress, c’est de me passer de vous. »

Notre gestion a toujours été au plus juste mais n’y voyez aucune forfanterie de ma part… les temps à venir seront durs pour tous."

TourMaG.com - Et vos fournisseurs ?

F. G. : "Ils connaissent notre situation et nous n’avons aucune caution auprès de qui que ce soit. Ils reconnaissent aussi l’expérience et le professionnalisme de nos équipes.


Ils sont de moins en moins sur le terrain donc de moins en moins à notre écoute. De moins en moins partenaires, de plus en plus concurrents !"

TourMaG.com - Et votre personnel ?

F. G. : "Très peu de turnover. Nous avons su partager quand les résultats le permettaient.


Nous avons mis en place notre premier plan d’intéressement en 1986 ; il a été suivi d’un plan d’épargne entreprise. Cette année, l’accent est mis sur la formation commerciale."

Avec 3 agences enseigne Jet Tours, 1 Plateau d’Affaires et 25 personnes, Sembat Voyages à réalisé 16 M de volume d’affaires en 2011, pour un résultat net de 58 000 €.

 

Bertrand FIGUIER

 

TOURMAG 27/06/12

 

http://www.tourmag.com/Sembat-Voyages -Les-pratiques-de-nos-fournisseurs-sont-contre-productives_a52441.html

 
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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 13:24

OIE SAUVAGE

 

Le nouveau gouvernement de la France a donc lancé la première offensive prévue par son plan de reconquête industrielle. En s’attachant, par  priorité, à sauver les entreprises qui battent de l’aile. De l’aile ? Parlons-en.

Comme une aile, la méthode dite du « sauvetage en temps réel » des entreprises en difficulté, mise en œuvre par le ministère du Redressement productif, va se déployer dans l’ensemble des régions françaises.  Avec  l’aide de la future Banque publique d’investissement et la mobilisation de l’épargne populaire.  Au passage, les grands commis de l’industrie française  sont rappelés à l’ordre et  invités à se comporter comme de vrais patriotes… .

Puis, au nom du principe selon lequel un pays qui ne produit plus devient un consommateur appauvri, la France devra s’atteler en un second temps à redevenir un pays producteur et c’est toute la raison d’être du ministère en charge de la réindustrialisation.  Le tissu productif et industriel des territoires doit se reconstituer. D’une certaine manière, la France se dispose là à adopter le modèle de développement économique des pays émergents décrit par Kaname AKAMATSU à la fin des années 30. Pays importateurs, et donc quasi exclusivement consommateurs, Singapour, Hong-Kong, Taïwan, puis à leur suite l’Indonésie, la Thaïlande, les Philippines ont initié des processus d’industrialisation  sur des produits à faible technicité, pour finir par les exporter et les remplacer par des productions à plus haute valeur ajoutée. Cette stratégie est connue sous le nom de « théorie du vol d’oies sauvages ». Une très belle image inspirée par l’impression de superposition, vue du sol, que donnent les ailes des oies en formation de vol.

C’est un fait, la France des années 2010 importe plus qu’elle n’exporte. Et elle produit de moins en moins. La France serait donc aujourd’hui un pays à ce point démuni  qu’elle se verrait contrainte d’adopter le business model  des pays en voie de développement de la deuxième moitié du 20e siècle. On attendra avec impatience les premières mesures de réindustrialisation proposées par le gouvernement pour avoir une opinion éclairée sur ce qui constituerait alors  un formidable recul de l’Histoire. Le choix des secteurs visés par le plan de reconquête industrielle  et les options retenues valideront ou décrédibiliseront  définitivement l’analyse faite ainsi  aujourd’hui de l’état économique du pays.

En attendant, le vol retour de l’oie sauvage s’annonce perturbé et soumis à de fortes turbulences. Un véritable voyage à remonter le temps. Il s’opérera bien entendu sous les couleurs  nationales et se fera sans escale. A l’arrivée, tout sera prêt. Discours de bienvenue (speech hello) à l’occasion du cocktail prévu au flambant neuf Satellite 4 de Roissy. L’oie,  réapprivoisée,  vingt siècles  après Rome, va sauver la capitale française et ses provinces. Elle est priée de se réapproprier sans délai et sans cacarder les standards de l’art de vivre à la française. Même si la « french touch », pour une oie, évoque toujours l’amère et désolante perspective  de finir sur une tranche de pain grillé en accompagnement d’un Condrieu 2003. Et surtout qu’elle ne s’y trompe pas. Tout cela, malheureusement, n’est pas un jeu. Nous ne sommes qu’au début de l’été et pourtant les vacances, pour elle, à son retour du bout du monde, sont déjà terminées.

Didier TURCAN

 Réunions d’experts, leaders d’opinion, décideurs – Comités exécutifs – Séminaires  de direction et d’information –  Missions de veille économique - Covos Baxon – Contacts : Roch  GUILABERT ou Anne LE CALVE

> Tel : 01 55 20 23 83.

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 19:51
 
 
Une veille technologique c’est avant tout se poser les questions suivantes :
Quelles sont les technologies émergentes dans notre secteur ?
Quelles technologies utilisées dans d’autres domaines ou secteurs peuvent s’adapter au marché du MICE ?
Quelles technologies pourraient être à la base de nouveaux produits ou de nouveaux supports ?
A toutes ces questions nous ne pouvons pas passer à côté de la nouvelle tendance du moment : Le SoLoMo. Nouvel acronyme lancé par Loic LEMEUR, lors de son dernier Le Web à Paris en Décembre dernier, le SoLoMo, pour Social, Local, Mobile, est le nouveau concept marketing numérique qui fait loi dans l’internet post-web 2.0 (pas encore 3.0 ?). Rêve de tous les annonceurs pour traquer leur client directement en fonction du lieu ou il se trouve et selon leur affinité, avec en perspectives des opérations marketing ciblées sur des clients géolocalisés à proximité des points de ventes et bénéficiant de promotion sur leur Smartphone.
La messe est dite !
Google, la petite entreprise qui grandit, grandit …et présente sur ces trois domaines est déjà plus loin en présentant dernièrement le projet PROJECT GLASS sortit de son Google Lab. Des lunettes permettant de communiquer et qui remplace votre Smartphone, c’est tout l’univers de la réalité augmenté qui s’impose à votre vie réelle, pour une utilisation quotidienne. Comment faisait-on pour vivre sans ?
Et là, se dire, comment utiliser nos Google Glasses pour réinventer le MICE ?
 
Roch GUILABERT - Covos Baxon
 

 
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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 17:48

MICE PLANNING

 

Valentine était en charge, au sein de l’agence, du MICE-Planning  pour le compte d’une petite dizaine d’entreprises  clientes. La fonction avait été créée quelques mois auparavant, juste au moment où certains  sabios  influents voyaient poindre la reprise tant attendue. Personne dans l’agence ne croyait vraiment à l’avenir de ce nouveau métier. L’heure était toujours à la compression des budgets, le moral n’y était pas, les projets de lois roses n’auguraient rien de bon, la Grèce ceci, l’Espagne cela.

Certes. Mais personne n’a jamais pu sérieusement prétendre que le MICE  -- c’est-à-dire l’ensemble des réalisations et des événements corporate qui  favorisent et supportent l’échange, le dialogue et la rencontre était exclusivement destiné à voler au secours de la victoire. Cette activité  n’a jamais eu pour unique ambition  de consacrer des succès ou des gloires. Elle  se charge aussi de les anticiper, mieux de les favoriser. Et en période de doute, elle a toujours joué un rôle  d’effet de levier.

Et puis le MICE n’a jamais été une dépense mais un investissement et l’argument n’est pas seulement commercial. C’est à raison que l’on coupe dans les investissements  MICE , comme dans les autres charges, dès que le ciel s’assombrit mais c’est à raison que l’on y revient vite fait avant même la première éclaircie.

Enfin, tout investissement doit être un minimum planifié et faire l’objet d’un budget, en empruntant une  démarche aussi objective que possible. Alors, la question est-elle pour la première fois posée : quel  est le  budget MICE  au titre de l’année en cours ? Et quel pourrait être celui de l’année suivante ?

Telle est la question, abrupte, que posera à ses clients celle ou celui qui exercera le métier de MICE-Planner. Lequel,  en fonction de données stratégiques, de l’actualité, de problématiques du moment, de circonstances exceptionnelles, proposera les produits et services   les plus adaptés et sera comptable de leur efficacité, voire de leur légitimité.

L’objectif idéal du  MICE-Planner  est de définir avec son client un budget annuel collant à l’exercice de référence. Pour mieux proposer ensuite un calendrier opérationnel sur deux ans. La méthode est certes avantageuse sur le plan commercial pour l’agence mais elle l’est beaucoup plus encore pour l’entreprise cliente qui voit là l’opportunité de globaliser et de calibrer précisément ses besoins sur une période donnée en se réservant la possibilité d’en négocier le coût sur un espace de temps plus long mais demeurant dans le cadre des engagements court terme. La démarche ne peut que convenir aux directions des achats et autres responsables du management de la mobilité.

Ainsi donc, en cette fin 2012, le MICE-Planning avait-il fini par s’imposer malgré tous les scepticismes. D’autant que l’on avait enfin  pris conscience que la révolution numérique n’avait guère supplanté le MICE et que,  loin d’en être l’antithèse, elle  en était le complément. D’une certaine manière, les deux supports avaient fini par se livrer  à une sorte de ping-pong réel – virtuel. Et la palette d’outils du MICE s’était trouvée enrichie et revigorée dans le sillage des technologies nouvelles.

Aussi,  Valentine, interpellée sur la question, pût-elle  déclarer doctement et placidement, en haussant les épaules, que le MICE, via le numérique, bof, finalement, ça restait  toujours du Mozart.

Didier TURCAN.

Programme MICE-UP.  Covos Baxon – Pour tous contacts : Roch GUILABERT – Anne LE CALVE –  Tel : 01 55 20 23 83.

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 15:18

To Be or not to Be

 

Costa Blanca, Espagne. Ce congrès réunissait de nombreux spécialistes de l’économie régionale venus du bassin méditerranéen pour confronter leurs expériences et vanter leurs projets. Les maires de Tunis, Barcelone, Naples, Marseille et Valence avaient fait le déplacement. La plupart des responsables politiques nationaux conviés s’étaient fait représenter. Le Secrétaire général du Comité des Régions de l’Union Européenne, lui, était présent mais avait averti qu’il devait repartir très tôt le lendemain matin avant l’ouverture de la seconde journée du congrès.

Devant une affluence inattendue, le congrès tenait ses sessions et plénières à l’hôtel  Melia  Villaitana, véritable village reconstitué et à l’Asia Gardens, morceau d’Asie en Espagne. Les deux complexes hôteliers  étaient distants de quelques  centaines de mètres l’un de l’autre. Une logistique réactive et bien conçue se chargeait  de gommer ce désagrément.

Les discours et interventions de la journée avaient jusque là été assez consensuels. Un orateur, invité de dernier moment, se tenant en bout de table, fut présenté comme observateur indépendant. La parole lui fut donnée pour un mot de conclusion. Après avoir remercié les organisateurs du congrès et salué, comme il se doit, la qualité des débats, il fixa la salle comble un instant et d’une voix grave et posée entama :

« Soyons honnêtes, nous ne maîtrisons plus vraiment la situation et nous ne feignons même plus d’en être les instigateurs. Oui, il nous faut sortir de la mondialisation financière mais dans sa forme actuelle.  Pas question de contraindre les flux de capitaux, bien entendu, mais de les détourner, oui, des marchés financiers internationaux. Il faut –comment dire ?- assécher les marchés financiers et réorienter les liquidités et l’épargne vers l’économie réelle, vers les projets de territoires ».

L’orateur marqua un temps, considéra encore silencieusement son auditoire et reprit :

« La crise financière profonde que nous traversons ne passera pas toute seule. Les dangers sont réels d’une implosion de tous nos édifices, des Etats aux banques, des Unions économiques régionales aux grandes entreprises. N’attendons pas le cataclysme pour mettre en place une sorte de Plan Marshall d’initiative privée.  Nous devrions en réalité nous comporter et nous sentir comme vivant une période d’après-guerre. Comme à ces moments de l’Histoire où il faut tout reconstruire. Alors reconstruisons ce qui n’est pas encore tout à fait détruit mais qui ne va pas tarder à l’être ».

L’orateur à nouveau s’interrompit, bût une gorgée d’eau et poursuivit dans  un débit plus lent encore :

« Les périodes d’après-guerre sont toujours des périodes d’économie positive. Où il n’y a plus rien d’autre à faire qu’à redécoller. Ces périodes sont propices aux grands travaux qui recréent de l’activité et de l’emploi. Lançons nos grands travaux mais faisons confiance pour cela aux territoires. Concevons ces grands travaux, ces grands projets dans le cadre de nos  territoires et finançons-les au moyen de  tous ces capitaux en mal d’investissements et en errance. Il nous faut reterritorialiser l’économie. En refondant l’économie mondiale sur un millier seulement  de projets territoriaux, les risques d’implosion des systèmes sont annihilés. Nous vivons une période inédite où les investisseurs internationaux en arrivent à prêter à taux zéro à des pays comme l’Allemagne. Ils prêtent pour rien leur argent de peur de le perdre dans d’autres placements jugés plus hasardeux. C’est dire l’absence totale de confiance de ces mêmes investisseurs dans l’offre actuelle. Captons ces capitaux nomades au profit des projets de territoires, mesurables, quantifiables, concrets. L’économie de la rente n’est plus envisageable quand l’économie réelle souffre et vacille ».

L’orateur releva la tête, se recala sur son siège et, d’un signe discret, signifia au président de séance qu’il en avait terminé. La salle en aurait bien demandé un peu plus mais l’orateur ne dît plus rien. L’instant d’après, il s’éclipsait discrètement.

Dehors, sur la terrasse, les tables nappées de blanc  étaient déjà dressées pour le premier dîner de gala.  Au loin, les gratte-ciels de Benidorm  s’élançaient , fiers, en coupant l’horizon et la mer et dessinant sur fond de ciel comme un monstrueux diagramme.  Plus loin encore, on devinait les fortifications de  l’île de Tabarca qui servait au XVIIe siècle de refuge et de base d’appui aux pirates venus des côtes d’Algérie. Les convives prenaient place, une brise, légère, venait de se lever.

Didier TURCAN

 

Vos congrès, incentives, urbatours, voyages d’études, séminaires. Soyez MICE sur la Costa Blanca – Anne LE CALVE – Caroline MOULIN – Roch GUILABERT – Tel : 01 55 20 23 83.

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 13:17

 

Un point avec Francis GALLO, Directeur général de SEMBAT VOYAGES et Vice-président du GIE MANOR.

 

1/ Comment définiriez-vous simplement le concept de L’ENTREPRISE EN MOUVEMENT ?

Précisons tout d’abord que L’ENTREPRISE EN MOUVEMENT n’est pas une dénomination sociale, c’est une base line utilisée indifféremment par SEMBAT VOYAGES  ou COVOS BAXON, lesquelles conservent leur identité bien entendu. L’ENTREPRISE EN MOUVEMENT  propose une offre commerciale corporate complète qui englobe la gestion des déplacements professionnels, la satisfaction des besoins MICE et la fourniture de tous services et produits favorisant, sécurisant ou optimisant la mobilité des entreprises et de leurs personnels. L’ENTREPRISE EN MOUVEMENT est à ce jour la réponse la plus aboutie aux exigences exprimées par le management de la mobilité des entreprises qui se structure et s’impose peu à peu en regroupant des compétences jusque là dispersées. L’importance prise par la fonction mobilité dans les entreprises suscite un regroupement des responsabilités procurement qui lui sont attachées sous une direction unique. L’ENTREPRISE EN MOUVEMENT est la réponse fournisseur à ce nouveau management, son miroir en quelque sorte. Il est essentiel pour les opérateurs de tirer rapidement les coGALLO FRANCISnséquences de ce phénomène qui semble bien irréversible. C’est ce que nous faisons.

 

2/ Qu’est-ce qui distingue L’ENTREPRISE EN MOUVEMENT des autres offres dites globales qui apparaissent en ce moment sur le marché ?

Tout d’abord, si notre offre est globale, elle demeure optionnelle. Nous ne désirons pas adopter la démarche package, celle du tout ou rien même si, bien sûr, nous la favoriserons chaque fois que cela nous semblera pertinent. Le groupe est cohérent avec sa volonté de distinguer le Business travel et le MICE. Tout est proposé, rien n’est imposé en quelque sorte. Et nous n’envisageons pas de fusionner les équipes et les compétences. Ce n’est d’ailleurs pas ce que le marché demande et les métiers demeurent différenciés. Ensuite, je ferai remarquer que pour nous la démarche n’est pas franchement nouvelle. Cela ne rajeunit personne mais nous sommes sur le marché depuis plusieurs dizaines d’années. Nous avons eu l’occasion de fêter les 40 ans de COVOS BAXON dernièrement. Quant à SEMBAT, elle a allègrement franchi le demi-siècle d’existence. Ce n’est pas rien. On me permettra un rappel qui sera peut-être perçu comme un coup de griffe mais tant pis. De grands groupes intégrés sont venus sur le MICE récemment et par dépit. Compte tenu de leurs charges de structure, leurs marges  se rétrécissaient sur le travel management ou sur la communication publicitaire. Aussi ont-ils jugé stratégique d’anticiper les futurs comportements des donneurs d’ordre et, déferlant sur le MICE, ont joué à la baisse sur le coût des prestations et donc de la qualité. Comme ils trouvaient en face d’eux des directions des achats qui montaient en puissance, ils disposaient là d’oreilles particulièrement attentives. Mais les grands groupes sont structurés pour des achats massifs de parts de marché. Prenant en charge les besoins MICE des grandes entreprises, ils consentent des remises importantes, récupérées d’une manière ou d’une autre sur les fournisseurs. Ils argumentent par la technologie et le suivi des données mais ont plus de mal à convaincre sur une compétence globale et universelle, antithèse de la proximité. Nous nous arrêterons là.

3/ En dehors de vos domaines de prédilection, le Business travel et le MICE, vous évoquez des prestations complémentaires qui enrichiraient l’offre de base. A quoi pensez-vous ?

Nous devons de plus en plus être vigilants et attentifs aux besoins de nos clients qui vont parfois se révéler dans des détails et on le sait, le diable s’y niche avec délectation. Ces besoins ne sont pas toujours exprimés de manière explicite. Pour autant, ils existent bien et cachent des insatisfactions latentes. A nous d’être perspicaces. Par ailleurs, il nous faut assurer et être les garants de la permanence des entreprises pour le compte desquelles nous intervenons. En quelque endroit qu’elles se trouvent. C’est une exigence des temps modernes. Nous considérons que nous avons en charge de préserver la capacité de nos clients à prendre, en toutes circonstances, leurs décisions opérationnelles. C’est ce que  nous appelons la réactivité intacte. Ce que permet la technologie, la mobilité ne doit pas l’altérer. Nous ne sommes évidemment pas développeurs d’applicatifs ou de solutions informatiques d’usage quotidien, mais nous suivons attentivement les évolutions des produits présents sur le marché et jouons parfaitement un rôle de conseil et de prescripteur de nos partenaires. Nous ne sommes pas assureurs mais notre expérience peut être précieuse quant au choix des contrats les plus adaptés et les plus protecteurs pour l’entreprise hors ses murs. Nous sommes depuis longtemps opérationnels sur le maniement des outils de reporting et autres indicateurs clés de performance (KPI).La mise en place de SLA (Service Level Agreeement) nous est familière. Nous sommes rompus à la récupération de taxes dans les pays de l’Union Européenne et, plus généralement, nous sommes en mesure d’assurer une veille juridique pertinente dans l’un et l’autre de nos métiers. Nous sommes crédibles à présent sur les process qualité qui permettent, entre autres, le respect des engagements de nos clients en matière de développement durable et d’empreinte carbone. Autant de compétences complémentaires de nos savoir-faire principaux dont la liste va s’allonger.

4/ Envisagez-vous une intensification de votre communication avec cette Base Line  L’ENTREPRISE EN MOUVEMENT ?

Oui. Nous allons intensifier notre propre communication en même temps que nous prendrons toute notre part dans le marketing de la profession. Avec nos valeurs, notre passé et forts de tout ce que nous avons déjà réalisé depuis tant d’années et qui  renforce notre crédibilité. D’une manière générale, nous pensons que cette profession doit relever la tête. Nous montrerons l’exemple.

 

Sembat Voyages – Tel : 01 46 09 80 80 – Covos Baxon – Tel : 01 55 20 23 83.

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 13:06

 

MICE 5

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 18:04

  bienetre-copie-1

 

C’est fou ce que cette époque nous procure comme enseignements. On redécouvre à présent qu’il vaut mieux avoir un personnel en bonne santé que totalement stressé. Et que le stress ne peut plus être une méthode de management. Nous  doutons que cette méthode fût un jour enseignée comme telle dans les écoles de commerce. En revanche, les avantages d’un personnel  bien dans sa tête et dans son corps sont connus : diminution de l’absentéisme, meilleure ambiance et donc meilleures performances, prévention des accidents … . Autant d’avantages relativement objectifs et pas vraiment contestés dans leur existence qu’aucun chef d’entreprise ne refuserait d’inscrire à son tableau d’honneur.

La santé et le bien-être sont de nos jours des préoccupations sociétales majeures et les entreprises ne peuvent ni ne veulent, dans leur immense majorité, les négliger. Outre la législation qui impose à l’entreprise de prendre toutes mesures pour lutter contre les maladies et les risques professionnels, c’est une démarche volontaire qui est requise et leur est désormais demandée, favorisant la cohésion sociale et le bien-être des salariés et participant ainsi de la motivation générale.

La santé et le bien-être au travail sont affichés parfois par certaines grandes entreprises  comme un souci un peu trop voyant pour être vraiment sincère. Qu’importe après tout s’il s’agit là d’une posture ou d’une stratégie de communication  dès lors  qu’elle s’ancre dans la réalité quotidienne ?

D’autres entreprises échappent au reproche en s’emparant de manière très concrète de la question, le discours venant après. Ainsi, la FRANCAISE DES JEUX a-t-elle créé un « Observatoire du bien-être au travail » qui a initié une série d’entretiens devant permettre et faciliter diverses mesures visant le temps dédié à ce bien-être, une planification spécifique des congés et RTT pour les salariés ayant des enfants en bas-âge ou encore une meilleure formation des managers à la gestion du temps et du stress.  Les syndicats ont été étroitement associés à cette initiative et l’opération a obtenu, à ce jour, un taux très élevé de satisfaction.

Dans le domaine sévère des pathologies  addictives  et celui de la prévention des substances psycho-actives, certaines entreprises osent diverses initiatives dans l’espace resserré laissé par une réglementation rigoureuse d’un côté, se voulant  respectueuse de l’éthique et de la confidentialité et l’obligation de l’employeur, de l’autre,  d’assurer la protection physique et mentale de son personnel. Obligation susceptible, rappelons-le,  de mettre en jeu sa responsabilité civile ou pénale. Les mesures de prévention et d’accompagnement sont alors du ressort des managers de proximité chargés d’appliquer des procédures concertées entre  employés, médecin du travail et employeur.

Par ailleurs, des programmes  se développent  actuellement qui ont pour objectif de favoriser la réinsertion professionnelle des anciens malades du cancer et, au-delà, de mettre en évidence le précieux apport procuré par des individus sortis endurcis  et  avec succès de cette épreuve. Ces programmes sont en cours de validation.  Nous nous emploierons à fidèlement relayer dans nos colonnes  ces expériences et les différentes étapes de leur  mise en œuvre.

Dans le cadre de notre programme MICE-UP,  nous réfléchissons à la mise au point de nouveaux produits  labellisés  SANTE AU CŒUR DE L’ENTREPRISE.

 Dans les années 90, déjà,  nous avions conçu et mis au point un type de séminaires alternant des séances de travail et des soins de thalassothérapie. Les centres de thalassothérapie partenaires avaient accepté de reconsidérer leurs programmes de soins sur des durées limitées mais qui préservaient le bénéfice de bien-être  attendu. De leur côté, les entreprises adaptaient leur programme de travail en tenant compte des effets générés  par la cure. Les Thalaséminaires  avaient alors produit d’excellents résultats mais avaient l’inconvénient, il y a 20 ans, d’être un peu trop en avance sur leur époque. L’univers de la thalassothérapie était jugé trop éloigné de celui de l’entreprise. Les choses ont sans doute un peu évolué depuis. Un formatage encore plus adapté de ce produit pourrait peut-être lui donner une seconde chance.

Aujourd’hui, nous aurions plutôt tendance à nous orienter vers des produits conçus à partir de réseaux intranets ou de plateformes collaboratives, alimentés régulièrement par des informations, des messages, des échanges entre les populations ciblées ou recourant, le cas échéant, à des applications ludiques. Ces produits seraient relayés, semestriellement ou annuellement,  par des « open meetings », de formats  variables, nationaux ou régionaux, en charge de la synthèse des données diffusées et partagées sur le réseau. Ces données concerneraient bien entendu tous les aspects liés au mieux-être dans l’entreprise, aux conditions de travail, aux problèmes  de santé spécifiques  éventuellement engendrés par l’activité exercée. Elles apparaitraient sous  la forme de suggestions,  sollicitations,  exposés de programmes,  hypothèses et mises en perspective et seraient évidemment coordonnées avec l’action des instances représentatives du personnel  et des organes de direction.

Le bien-être au travail est très étroitement lié, comme solution, à cette préoccupation  majeure de notre époque qu’est la résistance au changement. De bonnes dispositions physiques et mentales  favoriseraient  davantage les  nécessaires adaptations requises par un monde en mouvement permanent. Et  pour rompre certains  blocages, des  consultants en appellent à la paléoanthropologie et plaident pour une « entreprise darwinienne », une entreprise capable de s’adapter en prenant en compte son empreinte sociale, écologique et  économique ; nous ajouterons l’empreinte  urbaine en renvoyant  à nos thèmes déjà développés sur la question dans de précédentes communications.

Autant de sujets de réflexion et d’action particulièrement forts dont les responsables des Ressources humaines en entreprise se sont emparés depuis un certain temps. Mais qui requièrent à présent des supports nouveaux pour permettre une plus ample diffusion de plus ambitieux messages.

Pour un crowdsourcing SANTE AU CŒUR DE L’ENTREPRISE, recherche de nouveaux supports,  contacter Roch GUILABERT ou le Docteur Patrick ESPINOSA – Tel : 01 55 20 23 83.

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 22:55

MICE

 

« Amis de la chanson de geste et de la poésie médiévale, bonsoir ». Trente ans qu’il faisait la même au début de chacun de ses discours. Il ne s’en lassait pas. Ses collaborateurs, si.

« Nous venons de quitter le quai. Nous naviguerons pendant 6 ou 7 heures pour rejoindre Montbard, en Bourgogne, où nous poursuivrons la soirée autour d’un feu de camp. Puis, nous passerons la nuit dans des hamacs  suspendus dans les arbres du bois du Canot. Je rappelle à tous que si vous ratez votre entrée dans un hamac, vous passez la nuit à faire de l’alpinisme ! »

Et l’auditoire de s’esclaffer. Encouragé, il poursuivait : « Réveil à 5h30, comme convenu, petit déjeuner très frugal et en route pour le jeu de piste maison. Nous prévoyons le retour sur Paris, pour ceux qui ne se seraient pas perdus en route, vers 13 heures, en car. En raison de la nouvelle réglementation applicable aux transports de tourisme dans la capitale, le chauffeur nous déposera Porte de Bagnolet d’où chacun regagnera ses pénates par ses propres moyens. Voilà, bon incentive à tous ! ».

Les clients invités ce soir là pour un simple cocktail-croisière à bord d’une unité des Bateaux Parisiens se détendirent. La réception démarrait très fort.

C’est ainsi, à peine caricaturé, que l’incentive  a fait son entrée en France au début des années 70. Très vite cependant le produit allait monter en puissance et nombreux sont ceux qui se souviennent encore de ces opérations d’une semaine et parfois plus dans des  îles paradisiaques, à visiter les temples khmers ou à trekker  sur les hauts plateaux argentins.

Il  reste que les français ont toujours eu du mal à accepter ce terme « incentive » et qu’ils lui ont préféré, un temps, celui de « stimulation ». On parlait alors, considérant la population essentiellement visée, de « stimulation des forces de vente ». Ce terme n’était guère heureux et, au mieux, évoquait-il quelque vague expérimentation de laboratoire. Il fut assez vite remplacé, dans les argumentaires commerciaux, par celui de « motivation ». On progressait et ce dernier tint le haut de l’affiche plus longtemps. Il était neutre. Il inspira de nombreuses dénominations sociales.

Mais le métier continuait d’évoluer et la palette de produits des professionnels s’enrichissait. La législation elle-même évoluait, prenant acte de l’élargissement des compétences en la matière. Le concept de « motivation » devint trop étriqué. Il fallait nommer le métier de manière plus ambitieuse et on ne trouva pas mieux que « tourisme d’affaires ». Erreur de marketing considérable que nous avons tous commis en utilisant cette expression.

Pour les plus savants d’entre nous, ce terme est une figure de rhétorique et de style bien connue : c’est un oxymore. Un oxymore vise à rapprocher deux termes que leurs sens premiers devraient éloigner dans une formule en apparence contradictoire. C’est la fameuse « lumière noire » de Victor Hugo. En littérature, c’est apprécié des connaisseurs. Commercialement, c’est une catastrophe. Et le métier, une fois de plus, se nommait mal. Et mal nommer les choses, disait Camus, c’est ajouter au malheur du monde.

Sur le terrain, tout le monde a au moins un jour vécu cette contradiction et pu en mesurer les effets.

Vous vous êtes certainement retrouvés en congrès, en convention ou en séminaire dans un hôtel du sud de l’Europe qui accueillait dans le même temps des touristes, en famille, dont le souci principal, en plein milieu de votre signalétique, était la quête à l’accueil du nombre exact de serviettes de bain leur revenant juste avant de se prélasser au bord de la piscine en regardant, attendris, leur progéniture s’égayer bruyamment. Mélange des genres fatal. Et dans cette situation, personne n’est content. Les uns de croiser des gens en maillot de bain pas toujours à la mode, les autres de partager l’ascenseur avec des séminaristes en costumes sombres. Et pour l’organisateur, c’est juste ingérable avec un staff hôtelier partagé entre deux comportements et finissant par confondre les types de clientèle qui se disputent ses faveurs. C’est cela le tourisme d’affaires. Un contre-sens.

C’est pourquoi, l’adoption s’est opérée aussi facilement depuis une dizaine d’années de cet acronyme anglo-saxon, le MICE, pas très élégant mais pratique et qui épargne de faire dix phrases pour décrire un métier simple, quoique, et qui devrait connaitre une nouvelle expansion dans les années qui viennent. Alors, souriez et soyez MICE.

Didier TURCAN

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 03:34

 

 

Ils sont presque tous venus, ils sont presque tous là.

04 juin 2012, 20h45. Le Clipper Paris a quitté le quai de Grenelle, son port d’attache, à l’heure prévue. Saint-Clair, le traiteur, s’est  déjà chargé de remplir les coupes. Sagement, les partenaires de toujours et de la soirée, le groupe Lucien Barrière, la chaîne Kerzner International Resorts, Air France, attendent de remettre leurs cadeaux aux heureux élus d’un tirage au sort. Larsen, le mentaliste, affûte ses tours, il est rôdé, il n’est pas inquiet.

Covos Baxon  vient d’avoir ses 40 ans sur la Seine. Personne ne se doute à cet instant à quel point le moment compte pour l’un des passagers qui a pris soin de faire venir des très proches pour être sûr de goûter davantage l’événement. Les souvenirs à présent s’accumulent des moments importants de sa vie qui se sont déroulés dans cette ville qu’il pense être la sienne et sur ce fleuve qu’il perçoit comme un ruisseau familier.

 Gateau 40 AnsLes discours de circonstance sont brefs. Nous sommes lundi et en début de soirée. Personne n’est là par contrainte. Tous sont venus comme à une soirée entre amis et s’apprêtent à passer deux ou trois heures en étant parfaitement eux-mêmes. Tous sont venus confiants, il ne faut pas les décevoir. Clients le jour, intimes le soir tombant.

Anne Le Calvé, Directrice Exécutive de Covos Baxon,  en fait juste assez pour en suggérer davantage dans la présentation de la société et de son fondateur, Christian Conesa,  qui, lui-même, déploie tous ses talents pour dissimuler son émotion. A son tour, Francis Gallo, Directeur général de Sembat Voyages évoque les vertus de l’Entreprise en mouvement, l’œuvre du moment entre les deux entités du  groupe. Puis Roch Guilabert, Directeur du développement de Covos Baxon ouvre les festivités et promet à la croisière qu’elle va s’amuser.

Et la fête commence.

40 ans, c’est un bel âge pour une entreprise. Toutes n’y arrivent pas. Et quand une entreprise atteint cet âge- là, elle se dit qu’elle ne voit pas pourquoi l’aventure ne se poursuivrait pas au moins aussi longtemps.

On ne dira jamais assez à quel point le métier d’une société comme Covos Baxon  a évolué depuis son apparition. D’une activité centrée exclusivement autour de l’incentive dans les années 70, nous sommes passés à l’industrie du MICE des années 2000, une industrie de supports. Les entreprises telles que Covos Baxon  se sont dotées au passage d’un savoir-faire de plus en plus étoffé qui va, à présent, de la conception des opérations et la recherche de financement pour les missions les plus complexes à l’élaboration des messages, en collaboration avec les équipes des clients, sans oublier bien entendu l’organisation, la logistique et la réalisation terrain. Le tout livré avec le sourire et la bonne humeur. Toujours.

Répétons-le, on ne rend pas assez justice à ce métier du MICE et la faute en incombe sans doute aux professionnels  eux-mêmes, trop souvent tentés de réduire l’activité à ses seuls aspects les plus « événementiels ». Mais le MICE, ce n’est pas une communication qui irait du haut vers le bas. Le MICE n’est pas une communication condescendante. Lorsqu’une entreprise ou une institution décide de recourir à une prestation MICE et à des professionnels comme Covos Baxon, c’est pour échanger, pour dialoguer avec des populations précises et ciblées : ses actionnaires, ses prescripteurs, ses clients, ses salariés. En réalité, le MICE est conversation. Le MICE, c’est une conversation.

Covos  Baxon a pour sa part entamé il y a fort longtemps déjà une  conversation avec ses clients. Elle a bien  l’intention  de poursuivre cette conversation très longtemps encore parce qu’elle pense qu’ils ne se sont pas encore tout dit.

La Seine a donc souhaité un joyeux anniversaire à Covos  Baxon. A côté du serpent vert de la Cité du Design et de la Mode, un habitué du quai sans doute nous contemple d’un œil las. Un peu plus loin, sur la rive droite, le péage de Bercy parait nous attendre mais nous virons bien avant. Nous voguons vers  Notre-Dame, bien plus apaisante. Le temps file vite à présent et au-delà de cette soirée chacun éprouve des difficultés à se projeter dans l’avenir. Trop d’incertitudes. Trop de risques et d’aléas. Et nous ne pouvons concevoir l’horizon qu’à deux pas. Aucune raison d’être tristes ou nostalgiques, c’est le temps qui accélère sa course et nous entraine avec lui. Nous changeons de dimension. Et nous n’avons pas de temps à perdre. Alors, à tous, rendez-vous à tout de suite.

Didier TURCAN

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