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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 15:20

 

SOIREE

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 23:38

LAVASA CITY

 

Le chantier de LAVASA  CITY s’achève. Lancé  au début des années 2000, ce projet de créer une ville pour riches à 200 kilomètres au sud-est de MUMBAÏ, se donne à présent pour objectif d’accueillir 400 000 habitants d’ici une dizaine d’années.

 

Comme de nombreux autres pays, l’Inde doit faire face à une urbanisation croissante et à l’asphyxie  de ses grandes villes. Et quitte à bâtir de nouvelles villes autant qu’elles ne reproduisent pas les  schémas  délétères des villes existantes.  Donc, on sélectionne. Et en Inde nait alors le concept de ville Platinum. D’abord, on choisit un site difficile d’accès. LAVASA se trouve certes dans un décor de carte postale  mais au milieu de montagnes, de collines, de lacs et de rivières. Le discours marketing omet  de parler d’altitude mais évoque un site pittoresque et un climat tempéré… .

 

Ensuite, les promoteurs du projet ont conçu d’y implanter une rare densité de services de proximité pour les loisirs, l’éducation, l’offre de  bureaux, le logement et la santé. En discussion, l’implantation  d’une annexe de l’Université d’Oxford. Du lourd.

 

Enfin, LAVASA  n’est destinée qu’aux Indiens pas seulement riches mais fortunés.  En clair, il s’agit  d’un club privé réservé à ceux qui ont les moyens de ne plus supporter la surpopulation, la pollution et la congestion des grandes villes du pays et qui n’envisagent pas pour autant l’abandon de leur statut de citadin. Un exil à l’intérieur du pays en quelque sorte. Mais avec un  kit luxe dans la malle Hermès.

 

L’édification de LAVASA  CITY aura coûté plus de 20 milliards d’euros. La ville sera dotée de sa propre police dont la mission sera de préserver les habitants de tout ce qui peut ressembler, de  près ou de loin, à l’Inde d’aujourd’hui.  Il est prévu de confier la gestion (sic) de la ville, non pas  à un maire ou équivalent  mais à un manager (re-sic) formé aux …. Etats-Unis (re-re-sic).

 

LAVASA n’est pas conçue  pour demeurer le seul exemple de ce nouvel urbanisme. L’ambition est  de développer une centaine de sites  semblables au cours des quarante prochaines années. Elle s’inscrit dans le programme indien de créer entre 300 et 400 villes nouvelles en vue d’absorber la dynamique  d’urbanisation qui va s’intensifier. D’ici à 2050, le nombre d’Indiens  urbains devrait augmenter  d’un demi-milliard.  Mais tous ne pourront pas se payer un appartement en bord de lac, un  chalet suisse ou une villa hollywoodienne dans un site préservé, naturel et protégé.

 

Un détail, LAVASA  CITY est aussi grande que Paris. Au-delà de la caricature,  la création de villes comme LAVASA révèle une tendance de fond qui interpelle les passionnés de la ville que nous sommes. Le concept de ville privée peut légitimement choquer mais il sera toujours intéressant de suivre l’évolution du phénomène. Les villes privées sont une réponse, bonne ou mauvaise, aux maux    des  grandes  villes. Et pour LAVASA  et ses semblables qui fuient les bidonvilles, l’enjeu  sera de démontrer  qu’elles sont bien une véritable alternative et pas des villes bidons.

 

Didier TURCAN

LAVASA CITY, ville élue au titre des Missions et Urbatours Covos Baxon – Devis, conception, organisation : Roch GUILABERT – Catherine MELIN – Tel : 01 55 20 23 83.

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 17:50

Distripolis

 

L’entreprise citadine est un concept qui peut être appréhendé comme prolongeant celui d’entreprise citoyenne. Mais il n’a rien d’une proclamation vertueuse. Dans le cadre de leur stratégie urbaine (S.U.E), les entreprises sont visibles, ce qui est le but recherché, en étant utiles, ce qui est le moyen employé. Et elles sont utiles en satisfaisant divers besoins identifiés du consommateur-citadin, autrement dit le client pris et considéré en sa qualité d’habitant de la cité, de la ville.

Cette démarche peut susciter une économie nouvelle : le cas des services à la personne, par exemple, dont le développement a généré de nombreux emplois. Elle peut aussi s’inscrire dans l’offre économique existante et participer alors à l’amélioration des services rendus au consommateur-citadin.

La logistique urbaine est une discipline relativement récente. Son objet est d’apporter des solutions aux problèmes de nuisance entrainés par le transport de marchandises en ville. Les livraisons urbaines sont une source de pollution importante. Elles représentent 15% des déplacements en ville, 30% de l’encombrement, 30% du bilan carbone des villes et 65% des émissions de particules en centre-urbain. Ces chiffres ne peuvent que susciter l’intensification de la recherche au profit de systèmes urbains verts et durables pour la distribution du dernier kilomètre. Et militer pour l’intégration rapide de ces systèmes dans la supply chain des différentes activités économiques urbaines.

La santé des populations citadines impose des solutions de coopération entre le privé et le public : concertation au niveau de la réglementation, travail commun d’organisation et de mutualisation des moyens, innovation dans l’aménagement des espaces publics et la conception des véhicules utilitaires.

D’assez nombreux acteurs se positionnent sur le créneau mais la croissance de ce marché demeure encore timide. Et la solution véhicule utilitaire électrique est privilégiée. Les camions électriques d’une société comme ElecTruckCity font partie de la chaîne de l’inter-modalité, ils couvrent 98% des besoins de la livraison du dernier kilomètre centre-ville et 100% des filières métiers. La Petite Reine fabrique et commercialise, elle, des triporteurs à assistance électrique, ou cargo-cycles, pour les colis de moins de 30 kilos. En recourant à ces nouveaux fournisseurs, les grands donneurs d’ordre et les signatures prestigieuses de la distribution auraient là une excellente occasion de soigner leur image tout en diversifiant leurs moyens d’approvisionnement.

Côté collectivités locales, le programme Elcidis développé à La Rochelle se propose de regrouper les colis sur des plateformes périphériques pour en assurer la distribution par utilitaires électriques en centre-ville. Cette expérience demeure à ce jour une référence.

La logistique du dernier kilomètre est une problématique désormais intégrée aux projets d’aménagements parisiens. A l’horizon 2018, dans le cadre de Chapelle  International, porte de la Chapelle,  en bordure des voies de chemin de fer, une gigantesque halle de fret de 600 mètres de long se disposera à accueillir deux trains de marchandises par jour, l’un dédié à la grande distribution, l’autre au e-commerce. Depuis cette halle, les marchandises seront acheminées en ville par des camions au gaz naturel (GNV), des utilitaires électriques et des vélos-cargos. L’objectif est de diviser par dix le nombre de poids lourds entrant dans Paris. Qui s’en plaindra ?

Et la réflexion à Paris toujours se poursuit sur la réutilisation commerciale de la Seine, reine à une lettre près, d’où partiraient de petits véhicules électriques ou peu polluants pour approvisionner les arrondissements du centre de la capitale…. .

Thématique développée par L’Entreprise en mouvement. Colloques et Urbatours. Contacts : Didier TURCAN – Roch GUILABERT – 01 55 20 23 83 et le programme SANTE AU CŒUR DE LA CITE - www.santeaucoeurdelacite.com

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 11:57

  Olivier

 

 

A la création de l’Union pour la Méditerranée (UPM) en juillet 2008, lancée dans le sillage du Processus de Barcelone, la santé n’a pas été retenue comme domaine d’action prioritaire. Le Secrétariat général de l’UPM, maître d’œuvre en la matière, a privilégié en un premier temps le développement des entreprises, l’enseignement supérieur et la recherche, l’énergie, l’eau et l’environnement, le transport et le développement urbain, la protection civile et les affaires sociales. Mais pas les questions de santé. Peu de temps après cependant, en novembre de la même année, une conférence ministérielle tenue au Caire répara cet « oubli » en soulignant dans sa déclaration finale l’impérieux besoin de promouvoir des coopérations régionales afin de renforcer les systèmes de santé des pays membres de l’UPM. Depuis, sporadiquement, la dynamique santé de l’UPM s’est révélée qui laisse entrevoir une mise en route des travaux dans la voie d’une coopération réelle sur la santé en Euro-Méditerranée.

L’initiative prise très récemment par l’Institut de Prospective Economique du Monde Méditerranéen (IPEMED) de publier un volumineux rapport sur les systèmes de santé en Algérie, Maroc et Tunisie – Défis nationaux et enjeux partagés – pourrait bien être de nature à accélérer un processus plutôt timide. Conduits  sous l’autorité des Professeurs Farid CHAOUI et Michel LEGROS, ces travaux comptent autant de propositions que de constats. Ils interviennent à un moment où les pays du Nord de la Méditerranée  s’interrogent  eux-mêmes sur leurs propres systèmes de santé pour en améliorer l’efficacité et en diminuer les coûts tout en en préservant la qualité. Ces circonstances, à tout le moins, devraient inciter à une réflexion commune d’autant que les solutions proposées, à partir pourtant  de systèmes de soins très différenciés, sont quasi  identiques sur l’une et l’autre rive de la Méditerranée.

De part et d’autre, on entend militer désormais pour l’égal accès aux soins pour tous, remettre la santé  au cœur du débat politique, prendre acte de la transversalité des questions de santé et les traiter  au plus proche du territoire, définir, pour la circonstance, des territoires de santé, jouer la carte de la médecine de proximité et délaisser la gestion hospitalo-centrée, favoriser les démarches de prévention, promouvoir l’éducation thérapeutique  et, enfin, mettre en place une véritable démocratie sanitaire qui passe par une refonte des modes de gouvernance.

Pour l’heure, au même titre que le logement, l’environnement ou le développement régional, la santé relève, en matière de coopération UE-pays du Maghreb, de la politique européenne de voisinage (PEV), à l’origine de programmes indicatifs nationaux. Les faits nous y contraignent, il devient urgent  de faire évoluer le cadre de cette coopération et le volet santé de l’UPM est de toute évidence  de nature à lui conférer une autre échelle et une nouvelle ambition.

Les outils existent déjà qui peuvent permettre d’aller très vite dans cette voie. C’est en octobre 1990, donc  bien avant la naissance de l’UPM, que le « dialogue 5+5 » a lui-même vu le jour. Regroupant les cinq pays de l’Union du Maghreb arabe (UMA) et les cinq pays les plus à l’ouest de l’Union Européenne, ce processus de concertation s’adresse  essentiellement  aux ministres des Affaires étrangères des pays adhérents et beaucoup plus rarement aux ministres de l’Intérieur.

En 2005, l’idée d’un « dialogue 5+5 » Tourisme  s’est exprimée sans toutefois parvenir à s’imposer durablement. Pourquoi ne pas suggérer aujourd’hui le lancement d’un « 5+5 » qui solliciterait sur les enjeux de santé les ministres directement concernés ?  Une manière comme une autre de prouver que la santé,  à présent, s’est définitivement invitée dans l’aventure euro-méditerranéenne

Le processus de l’UPM, pour le moment encore, relève d’une conception souple qui favorise au mieux les échanges et les rencontres, fussent-ils informels, qui permet la libération des énergies, qui facilite les initiatives et le lancement de projets et qui promeut les partenariats public-privé. Cette souplesse doit être préservée, elle est un atout considérable.  L’UPM apparait ainsi comme une sorte d’organisation  du troisième type, farouchement contemporaine, à finalités essentiellement économiques.

Nous reviendrons souvent dans ces colonnes sur les avancées de l’UPM-santé qui seront commentées sous leurs différents  aspects dans le cadre du Congrès permanent du programme SANTE AU CŒUR DE LA CITE. Et bien entendu, nous suivrons de très près toutes les initiatives terrain qui ancreront chaque fois  davantage la santé au cœur de la Méditerranée.


Didier TURCAN – www.santeaucoeurdelacite.com

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 09:17

CITYLIGHTS

 

Il existe déjà, il ne lui manque que la lumière.

Les trois ensembles de tours du Pont de Sèvres,  à Boulogne-Billancourt,  bien tristes, bien ternes, se  préparent à devenir le nouveau skyline du Grand Paris Seine-Ouest.  A la fin de l’année 2014, Citylights, le nouveau nom des tours du Pont de Sèvres, éclairera cet effervescent  territoire.

Ces tours reviennent de loin. Leur démolition fut un temps sérieusement envisagée. Puis, devenues propriété  de  GENERAL ELECTRIC, leur rénovation fut confiée à l’architecte Dominique Perrault, concepteur  entre  autres  de la BNF et de la tour Fukoku à Osaka. Dominique Perrault a déjà été sollicité  au titre du  programme  d’aménagement des anciens terrains Renault. Il est l’auteur connu de  l’immeuble Aurelium, ouvrage cuivre et or aux volumes cubiques sur la ZAC Seguin Rives de Seine. Allez. On dira qu’avec Citylights, une occasion  lui est offerte  de se racheter.

Depuis trente  ans, on s’interroge sur les raisons du triple échec du Forum du Pont de Sèvres : échec urbanistique,  échec commercial, échec  socio-culturel. De forum, l’ensemble n’aura  gardé que le nom. Mais pas ses boutiques, en dehors de quelques commerces de proximité et pas ses  cinemas. Qui se souvient encore  que Gaumont avait tenté en cet endroit de planter sa marguerite ? Avec l’urbanisation du Trapèze tout proche, la transfiguration de l’Ile Seguin, à deux pas, en pôle majeur des  arts, du savoir  et des affaires et,  à présent, Citylights, le site va connaître une seconde vie. Et se voir donner une deuxième chance.

Hier encore  belvédère un brin falot, Citylights  devient un campus de 80 000 m²  se dressant  sur un emplacement  particulièrement stratégique. Les plaquettes promotionnelles du projet  ont puisé leur inspiration  dans une lexicologie  maritime. Tout y passe pour présenter, décrire et vanter l’opération :  figure de proue, vigie, ancrage, repère visuel et pour finir, on l’attendait,  le phare dans son halo. Sans doute, la proximité de la Seine aura-t-elle inspiré les rédacteurs.

De fait,  on verra ce phare de loin. De  la Nationale 118 à la Colline de Meudon, des coteaux de Sèvres à  la Colline de Saint-Cloud un effet de miroir jouera sur les tours relookées dotées d’une large  ceinture de bracelets  saillants et scintillants qui accentuera l’aspect minéral des autres  éléments de façade.  L’emplacement et l’éclat  de Citylights, sa conception interne, l’aménagement  d’un vaste lobby et l’existence de très  nombreux services lui donneront une dimension  quasi- hôtelière aux dires mêmes de son architecte-rénovateur.  Les salles de conférences et  les auditoriums  intégrés  viendront enrichir  l’infrastructure conventionnelle impressionnante programmée sur l’Ile Seguin :  tout milite en faveur de la présence  d’une grande signature de l’ hôtellerie  internationale  au cœur  même de Citylights  et qui parachèverait l’ouvrage.

 

Dans deux ans à peine,  Citylights  pourrait bien faire de l’ombre à la lourde tour Horizons qui se dresse  à quelques dizaines de mètres, sur le trapèze. Que vous traversiez le lobby de  Citylights d’un pas altier ou que vous le contourniez, vous arriverez sur  le Haut Forum. Et là, quand vous êtes là, bien indécis entre deux siècles, demandez donc la maison. Tout le monde nous connait.

 

Covos Baxon – Sembat Voyages – L’entreprise en mouvement – 214/234, allée du Forum – Boulogne-Billancourt – 01 55 20 23 83 – 01 46 09 80 80

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 23:28

 

  MICE 4

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 13:24

  MacDonald-copie-1

 

 

Dans les prochaines années, Paris va s’agrandir. En englobant les départements de la petite couronne, la capitale doublera peut-être le nombre de ses arrondissements. Plus que jamais, il faut donc  se soucier de créer des liens entre les différents quartiers de la ville et ceux de l’actuelle banlieue et porter l’écho du tumulte  des lieux les plus animés du centre.

Il faut lancer des grappins pour arrimer les quartiers les plus éloignés à ceux de la ville centre. Pour leur transfuser le dynamisme et la force d’attractivité des quartiers anciens et créer ainsi selon la formule prétentieuse  consacrée de nouvelles  polarités.

Cette politique peut être favorisée par diverses incitations fiscales comme les avantages accordés aux  Zones Franches Urbaines (ZFU) en vue de l’implantation d’entreprises dans les quartiers élus au titre de la politique de la ville. Le succès de ces mesures est, on le sait, mitigé mais il faut poursuivre ces initiatives et sans doute en accroître l’impact. Le secteur associatif peut apporter sa contribution de nombreuses manières notamment par la mise en place de jumelages intra-urbains de quartiers permettant de favoriser les rapprochements et les échanges  entre les quartiers centraux et les quartiers périphériques. L’idée est là totalement nouvelle et  à monter de toutes pièces.

La démarche peut être également favorisée par une action de pur lobbying à l’image de celle empruntée par un organisme comme Seine Saint-Denis Avenir pour accueillir sur le territoire de la Seine Saint-Denis les petites et moyennes entreprises innovantes comme celles spécialisées, par exemple, dans les contenus et les services numériques. La création d’une pépinière d’entreprises numériques  dans l’enceinte des EMGP d’Aubervilliers est renforcée par celle d’un réseau de business angels, une grande première dans le 93, avec la tenue de conventions d’affaires dédiées.

Relier la périphérie au centre passe aussi bien entendu par le lancement de projets purement urbanistiques, lesquels se bousculent dans ce même département de Seine Saint-Denis et le nord-est parisien sur une étendue de 250 hectares de friches industrielles, de tours des années 70 et d’une multitude de terrains exigus et imbriqués. Beaucoup de ces projets cherchent, quand ils le peuvent, à retrouver les couleurs et l’atmosphère du Paris populaire inspiré de Montmartre, si proche. La reconquête de ces territoires implique de nouvelles dessertes : ce qui est le cas avec l’extension de lignes de métro, l’arrivée du tramway, la création d’une gare RER et autres projets structurants. En point d’orgue, la réhabilitation-reconversion pharaonique de l’immense entrepôt Macdonald, opération unique en Europe qui résume à elle seule la stratégie de l’un des acteurs les plus impliqués dans le projet, BNP Paribas Real Estate : bâtir la ville sur la ville.

Mais les villes ne grandissent pas seulement par du bâti supplémentaire. Elles grandissent aussi  avec ce qu’on y met dedans. Et dedans, il faut y mettre de la vie qui passe inévitablement  par la culture et  la création de lieux conviviaux.

Depuis l’exemple donné par Bilbao, on sait que la culture peut relancer un quartier, une ville ou une région. Les anciens quartiers industriels, déshérités entre tous, qui semblaient n’offrir aucune perspective, se sont mis à séduire les artistes et les professionnels  de l’art avec leurs grands espaces et leurs loyers dérisoires, hors marché un temps encore. Dans leur sillage, ont éclos des bars, des restaurants, des galeries, des salles de concert, autant de lieux de grande convivialité. Puis ces endroits sont devenus habitables et les familles ont choisi d’y vivre parce qu’enfin il y avait de la vie. De nouvelles centralités  s’étaient constituées. C’est ainsi que la ville grandit.

Tout dépend parfois de l’initiative d’une personnalité en vue. C’est Pierre Cardin qui ouvre un Espace à  Saint-Ouen. C’est Philippe Starck qui lance un nouveau concept de restaurant aux Puces, à l’entrée du marché Serpette : 250 couverts dans un loft en brique rouge, bois et zinc, un lieu ouvert tous les jours  aux chineurs et à tous ceux qui veulent rester fidèles à l’âme de ce singulier  village.

Pour parachever de semblables projets, il reste ensuite à mettre en œuvre un marketing de quartier qui  prenne  en charge le positionnement identitaire (logo, charte graphique, éléments de communication ),  le design d’environnement (signalétique, éclairage, végétalisation) et le  plan d’animations  économiques.

Bref, autant d’actions à combiner  pour faire le portrait d’un quartier, pour qu’il devienne ou redevienne une évidence, et  pour assurer de la sorte la continuité urbaine. Avec comme seul maître mot : toujours plus de ville.

 

 Didier TURCAN

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 12:26

Idea

 

On  nous  pardonnera  ce nouveau  franglicisme, il a le mérite de la simplicité et les puristes s’abstiendront.

MICE-UP est le nom retenu  pour désigner le projet de laboratoire d’innovation en ligne imaginé pour penser ou repenser le MICE  (Meetings, Incentive, Congress, Events), industrie en retournement.

Objectif :  impliquer les professionnels et les clients dans la nécessaire évolution du MICE  à l’issue de quelques années de pénitence mais à l’aube d’une reprise attendue. Et pour cela suggérer de nouveaux formats d’opérations, inventer de nouveaux supports, relancer en les modernisant les supports  anciens, oser de nouvelles destinations incentives qui intègrent  les nouvelles contraintes financières des payeurs,  relayer les outils traditionnels sur les outils modernes, tester de nouveaux modes d’intervention  entre toutes les parties prenantes, élargir les frontières d’un métier qui, plus que jamais, doit croire en son heureuse fortune.

Proposer une recherche collaborative dans une activité traditionnellement assez jalouse de ses acquis est audacieux. MICE-UP suppose il est vrai une prise de risque, personne n’est à l’abri d’une bonne idée et de la voir exploitée par d’autres. Peu importe en vérité. Des milliers de romans ont été écrits sur le fil de la même intrigue. Et puis on se souviendra que les producteurs de MICE sont jugés sur le terrain, pas sur leurs professions de foi. MICE-UP sous-tend sans doute, par ailleurs, une certaine impudeur, chacun osant mettre sur la plate-forme des idées dont il doutait jusque- là qu’elles pussent devenir des projets. Cela n’importe pas davantage. Nous n’en sommes plus là, il nous faut tous passer la vitesse supérieure.

Dans l’hypothèse d’une large adhésion au projet MICE-UP, ce dernier pourrait  à tout moment faire l’objet d’un site web dédié afin d’offrir un domicile permanent et neutre à cette œuvre d’échange et de recherche en commun. Tout devant être conçu  pour permettre à chacun de se sentir pousser les ailes d’un développeur pour la profession ou pour compte propre. Et faire que tout visiteur professionnel du site ait l’envie  de lancer une idée de projet sur laquelle il aimerait voir la communauté réfléchir ou prendre position.

MICE-UP entend faire appel à un crowdsourcing  limité aux producteurs  - soit toute la chaîne de prestataires - et aux consommateurs de MICE - les entreprises, les organisations professionnelles et les collectivités locales.

Précisons que MICE-UP n’est pas créé en vue de la défense d’intérêts corporatistes – les cénacles existent déjà – mais bien  pour la promotion opportune d’une profession souvent mal  décrite, mal présentée, mal résumée. Nous parlons d’une promotion sans verbiage et sans effet de style, une promotion par l’idée, par le projet et par le produit. Sous la forme d’articles ou de récits, nous poursuivrons pour notre part ce projet MICE-UP que nous avons du reste initié sur ce blog et sur d’autres medias sociaux. Ils sont déjà à la disposition de tous.

Le MICE peut faire éclater ses frontières et peut s’emparer, pour les utiliser à son profit, des outils numériques qu’il aidera probablement à faire évoluer en retour. Souvenons-nous que le MICE est dialogue.  Depuis longtemps, le MICE est interactif mais, c’est vrai, il n’a pas eu son Steve Jobs ou son Mark Zuckerberg pour  en promouvoir  les mérites. Le spectre du MICE est large et très étendu. La volonté de bâtir une sorte de « beta620 » ou de « google lab » à l’échelle, plus modeste, de l’industrie du MICE pourrait bien  ne pas être une chimère. A vos idées.

Didier TURCAN et Roch GUILABERT.

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 11:44

Manchester

 

MANCHESTER, capitale  du coton pendant près  de deux  siècles, a vu naître la révolution industrielle. Inspiratrice de Karl Marx, elle figure aujourd’hui dans le Top 15 des villes les plus attractives au monde pour les investissements. Géographiquement située au carrefour de l’économie britannique, Manchester est une ville fière dotée d’une tradition municipale puissante à l’image de son Hôtel de ville gothique érigé à la fin de XIXe siècle qui semble vouloir narguer le bâtiment du Parlement  londonien.

Les atouts de Manchester sont nombreux pour attirer les investisseurs du monde entier. Loyers attractifs, surtout si on les compare à ceux pratiqués à Londres, main d’œuvre abondante et qualifiée, universités réputées – avec Central  Manchester, la ville présente la plus forte concentration d’enseignements supérieurs de Grande Bretagne. Et les entreprises, depuis quelques années, affluent dans tous les secteurs : finance, agro-alimentaire, logistique, transport aérien. Particularité intéressante, les responsables du développement de Manchester ne cultivent pas la religion des grands groupes et misent également beaucoup sur les petites entreprises innovantes.

Phénomène à présent récurrent  au service de tout programme de marketing territorial un peu ambitieux, les projets de partenariats public-privé se sont multipliés. Héritée des années Thatcher, cette politique a vu les entrepreneurs locaux initier de très nombreux projets comme l’aménagement des anciens docks de Ship Canal ou la transformation de l’ancienne gare centrale en hall d’exposition. Sur sa lancée, Manchester a su tirer parti des nouvelles procédures de subvention servant à la régénération urbaine et reposant sur le lancement d’appels d’offres. Les réseaux de partenariats de Manchester ont été renforcés par l’initiative CityPride (« Fierté de la Ville), programme émanant de plusieurs organismes, accordant un rôle majeur aux acteurs privés et publics et fixant à l’ensemble des partenaires un calendrier et des objectifs élaborés collectivement.

Après avoir réussi l’étonnant mariage de la brique rouge et du verre, Manchester ne cache pas son ambition d’être une vitrine de l’architecture d’avant-garde. La rénovation audacieuse du centre-ville a permis l’implantation, soumise à d’exigeants  critères , de grandes signatures du luxe et de la mode. C’est aussi par l’architecture que la ville veut attirer les entreprises des medias et des services.

Témoin le projet NOMA ou encore celui de la MediaCityUK  sur les bords du canal et les quais de Salford qui aura pour vis-à-vis, sur l’autre rive, le futur musée des Guerres impériales. C’est à Manchester que se trouve Granada TV, la plus grande chaîne de télévision indépendante du  Royaume Uni. Enfin, la ville dispose de trois orchestres et de nombreux théâtres qui en font le 2e lieu culturel de Grande Bretagne.

Aujourd’hui, Manchester considère Barcelone, Milan, Francfort ou Lyon comme ses égales. La fierté de  Manchester se lit sur les murs de la ville qui proclament :

MANCHESTER MOVING IN WORLD CLASS CIRCLES

GREAT BRITAIN GREATER MANCHESTER

MANCHESTER  - WE’RE UP AND GOIN

Le CityPride prône  la tolérance réglementaire  quant à l’ouverture  plus tardive  des bars et la vie nocturne en général. De vieille ville un peu crasseuse, Manchester est devenue à présent, et c’est un slogan, une ville faite pour le flâneur.  

MANCHESTER, ville élue au titre des Urbatours de Covos Baxon. Devis, conception, organisation : Roch GUILABERT – Catherine MELIN – Didier TURCAN au 01 55 20 23 83.

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 20:03

MICE 3

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